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Travail de nuit: la CGT réclame 9,65 millions d'euros à Monoprix

La CGT accuse Monoprix de ne pas avoir respecté une décision de justice sur le travail de nuit.

La CGT accuse Monoprix de ne pas avoir respecté une décision de justice sur le travail de nuit. - -

L'organisation syndicale a justifié cette demande, ce vendredi 2 mai, par le non-respect par l'enseigne de distribution d'une récente décision de justice.

La bataille entre les syndicats et les grandes enseignes concernant le travail de nuit n'en finit plus. Ce vendredi 2 mai, la CGT a ainsi réclamé devant le tribunal de Nanterre le versement de 9,65 millions d'euros d'astreintes à l'enseigne Monoprix, pour non-respect d'une décision de justice.

"La direction a clairement violé l'interdiction qui lui avait été faite par la Cour d'appel de Versailles de faire travailler des salariés de nuit en l'absence d'un accord collectif avec les syndicats", a plaidé à l'audience Me Benoit Pelletier, l'avocat de la CGT.
Le 3 avril, la Cour d'appel de Versailles avait en effet confirmé l'invalidation d'un accord instaurant le travail de nuit, signé en 2006 par deux syndicats et auquel la CGT, syndicat majoritaire, s'était opposée.

Délibéré le 6 juin

Le tribunal interdisait aux enseignes Monoprix concernées d'ouvrir après 21 heures sous "peine d'une astreinte de 5.000 euros par infraction constatée". Il accordait cependant un délai de quatre mois à Monoprix pour négocier un nouvel accord.

A l'audience, l'avocat de l'enseigne, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a souligné que des accords avaient été signés avant la date butoir du 30 août 2013 avec la CFDT, la CFTC et FO, mais que la CGT avait refusé de les signer, ce qu'elle ne "pouvait supposer à l'avance".

Sur les 17 magasins concernés par l'assignation, 12 sont aujourd'hui fermés la nuit et 5 restent ouverts grâce à des accords conclus localement, a fait valoir Me Bouchez El Ghozi.
La tribunal a mis son jugement en délibéré au 6 juin.

Y. D .avec AFP