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SNCF: Retour sur une journée de mobilisation

La grève à la SNCF de ce mardi est la troisième en deux mois

La grève à la SNCF de ce mardi est la troisième en deux mois - Thomas Samson - AFP

"Les cheminots ont débrayé ce mardi 26 avril pour défendre leurs conditions de travail. Si le trafic a été fortement perturbé, il n'y a pas eu de raz-de-marée niveau mobilisation."

Cette journée de mardi 26 a marqué le troisième jour de grève à la SNCF en deux mois. Le trafic a été fortement perturbé obligeant les usagers à chercher des alternatives au train. Entre 75 et 50% des TGV ont, par exemple, circulé.

Toutefois la mobilisation n'a pas été dantesque. Comme souvent la direction et les syndicats divergent. La SNCF a annoncé des chiffres en baisse par rapport à la mobilisation du 9 mars, à 23,9% (contre 35,5% le 9 mars). Les syndicats font eux valoir que 70% des conducteurs et contrôleurs ont suivi leur appel, soit 10% de plus.

Cette mobilisation visait à peser dans les négociations en cours sur l'harmonisation des règles de travail dans le secteur ferroviaire, en vue de l'ouverture à la concurrence. En fin de journée, le patronat a promis qu'il reviendrait avec "une vingtaine de nouvelles propositions" sans réellement convaincre les syndicats. Le mouvement de grève n'est pas encore fini, le préavis courant jusqu'à mercredi 8h. Mais la SNCF ne prévoit que de légères perturbations locales avec un retour progressif à la normale.

Ce live est maintenant terminé, merci de nous avoir suivi. Retrouvez le déroulé de cette journée de grève minute par minute ici.

19h18 - Le patronat du rail va faire "une vingtaine de nouvelles propositions

Les entreprises du rail, réunie sous la houlette de l'Union des transports publics et ferroviaires (l'UTP) ont présenté mardi aux syndicats "une vingtaine" d'amendements à leur projet de cadre commun d'organisation du travail, qui est à l'origine de la mobilisation de ce mardi. Ce qui n'a toutefois pas totalement convaincu les syndicats. 

La partie patronale "joue la montre" en promettant un nouveau texte le 10 mai alors que "près de deux cheminots sur trois" étaient en grève mardi, a réagi Eric Meyer (SUD), jugeant "inacceptable" cette "stratégie du pourrissement".

19h07 - De légères perturbations à prévoir 

La SNCF prévoit de "légères perturbations" locales sur le trafic jeudi, sur les trains TER, Intercités et Transilien."Le retour progressif à la normale sera quasiment généralisé" mercredi matin, a précisé un porte-parole de la compagnie ferroviaire. Le préavis de grève court, en effet, jusqu'à mercredi 8h.

17h07 - L'euro 2016, un moyen de pression pour les syndicats? 

Le leader de la CGT, Philippe Martinez n'a pas écarté l'idée d'un blocage pendant cette manifestation sportive. Cela peut-il constituer un moyen de pression efficace? La réponse dans cet article

15h15 - Une start up voit son trafic multiplié par 10 

L'application Wayz up qui propose aux employés d'entreprises voisines d'organiser des trajets en covoiturage assure avoir vu sa fréquentation multipliée par 10 lundi soir. Les salariés ont cherché des alternatives au train pour pouvoir se rendre sur leur lieu de travail ce qui a naturellement dopé le trafic de cette application. "Le taux d’occupation des véhicules sur l’application, habituellement à 2,5 personnes par voiture est monté à plus de 3 personnes par voiture pendant cette journée de grève", ajoute l'application dans un communiqué.

14h53 - Valls appelle la SNCF à se moderniser

En clôture de la conférence environnementale, le Premier ministre a réagi à la grève des cheminots. "Ne nous voilons pas la face : le renouveau du ferroviaire que chacun appelle de ses voeux impose que la SNCF évolue", a-t-il dit lors de la clôture de la conférence environnementale, selon l'agence Reuters.

"Pour que le train regagne de la compétitivité face à ses concurrents moins performants écologiquement, la route ou l'avion, il doit se moderniser", a-t-il ajouté. "C'est l'un des enjeux de la négociation en cours sur le nouveau cadre social du secteur ferroviaire et chacun doit poursuivre la discussion et bien sûr assumer ses responsabilités", a conclu le Premier ministre.

13h35 - "Il faut que ça s'arrête" (président de la Fédération SOS Usagers)

Évidemment ce mouvement de grève a d'importantes conséquences sur les usagers utilisant les trains pour leur vie quotidienne. Et pour le président de la Fédération SOS Usagers, ils n'ont pas à faire les frais des négociations entre les cheminots et la direction de la SNCF.

"Il faut que ça s'arrête ! D'autant plus que cela vient s'ajouter à d'autres problèmes quotidiens comme les pannes, les retards, les incidents techniques, les suppressions de trains", argumente-t-il sur RMC. 

11h30 - Taux de participation en baisse

23,9% du personnel de la SNCF a cessé le travail, indique la direction sur Twitter, soit moins que lors de la précédente journée de mobilisation. Les syndicats parlent quant à eux de 50% de participation.

9h10 - "Une grève d'avertissement", pour Philippe Martinez (CGT)

"Cette grève massive, c'est une grève d'avertissement", a prévenu Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, au micro de BFMTV et RMC. Avant d'évoquer un éventuel blocage pendant l'Euro 2016 de football. >> Lire la suite

9h - Le trafic en direct

Les conditions de circulation sont plus difficiles qu'à l'accoutumée. Retrouvez toutes les infos trafic sur notre site.

8h30 - La CFDT menace de faire grève pendant l'Euro

"Si nous ne reconduisons pas la grève cette semaine, en revanche nous n'avons aucun tabou sur le calendrier politique et sportif. Nous pouvons très bien envisager un mouvement social début juin, pendant l'Euro", a prévenu Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots, sur RMC. >> Lire la suite

7h10 - Les perturbations conformes aux prévisions

Les perturbations générées par la grève des cheminots étaient conformes aux prévisions de la SNCF, les plus importantes touchant les RER C et D.

En Ile-de-France, seul un train sur trois circule en moyenne sur les RER C et D, un sur deux sur les autres lignes gérées par la SNCF (B et E).

La circulation du RER A, exploité en majorité par la RATP, est en revanche normale.

Par ailleurs, un TGV et un Transilien sur deux circulent en moyenne, quatre TER sur dix et un Intercité sur trois.

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6h30 - Une opportunité pour certaines entreprises

Avec les fortes perturbations à prévoir, certaines entreprises en profitent pour se faire un peu de publicité. Le comparateur GoEuro.fr a ainsi flairé l'occasion de se faire davantage connaître. Le groupe a publié lundi une "Flash News" dans laquelle il vante les avantages de sa plateforme qui permettra aux usagers de "s'organiser et réserver" leurs trajets en bus, qui remplaceront ainsi le train.

Dans la même veine, Wayzup rappelle qu'il est bon de "penser au covoiturage". Normal , cette application permet d'effectuer des trajets entre le domicile et le travail entre personnes d'entreprises voisines. "Lorsqu’un mouvement de grève est signalé, la fréquentation de l’application est multipliée par 10 " assure son créateur, Julien Honnart.

6h20 - Les raisons d'une grève

Peu d'usagers connaissent les raisons pour lesquelles les cheminots manifestent ce mardi. Voici une vidéo didactique qui fait le point sur les motifs de cette grève.

L'essentiel

Un mouvement de grève de grande ampleur a lieu à la SNCF ce mardi 26 avril jusqu'à mercredi 8h.

Le trafic est fortement perturbé avec en moyenne 4 TER sur 10, et de 25 à 50% des TGV annulés.

  • Les cheminots font grève pour peser dans des négociations sur l'organisation du travail.
Y.D & J.M.