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SNCF: Cambadélis "ne voit pas la revendication" des grévistes

Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secréatire du PS, était l'invité de BFM Business.

Jean-Christophe Cambadélis, le Premier secréatire du PS, était l'invité de BFM Business. - -

Le Premier secrétaire du Parti socialiste était l'invité de BFM Business, ce lundi 16 juin. Il s'est notamment interrogé sur la pertinence de la grève à la SNCF, et sur les préconisations de la Cour des comptes.

Arrivé à la tête du PS en pleine tempête, Jean-Christophe Cambadélis a désormais pour tâche de redresser le parti. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir un avis bien tranché sur l'actualité nationale.

Invité de BFM Business ce lundi 16 juin, il a tout d'abord livré son opinion sur l'offre dont fait l'objet Alstom de la part de Siemens et Mitsubishi formulée. S'il ne veut pas prendre position, il a tout de même fait savoir qu'il avait "demandé à ce que l’on respecte l’emploi et que les centres de décision puissent rester en France".

Interrogé sur les conseils de la Cour des comptes, préconisant de ne pas remplacer un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, Jean-Christophe Cambadélis les a jugés "excessif".

"La Cour des comptes prend les choses comme une photographie. Nous, nous sommes dans une dynamique", s'est-il justifié. "On n’est pas obligé à chaque fois de créer les conditions d’une crise en France sur chacun des sujets. Chaque fois qu’on entend un rapport de la Cour des comptes, c’est simple, la moitié de la France doit se suicider !"

L'inquiétude des cheminots "compréhensible"

Puis le dirigeant est revenu sur la grève au sein de la SNCF, qui perturbe notamment les épreuves du baccalauréat: "les parlementaires vont se saisir du texte, les spécialistes vont travailler (…) d’accord, mais je ne vois pas la revendication, par exemple des cégétistes", a-t-il affirmé.

"C’est un peu flou. Généralement, un conflit porte sur quelque chose! Là on n’a pas de revendication, si ce n’est d’être inquiet de la réforme, ce qui est compréhensible mais qui ne doit pas être l’objet d’une radicalisation", a-t-il conclu.

Y. D.