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Pour Macron, les demandes des taxis ne sont pas acceptables

Emmanuel Macron était en visite à Fos-sur-mer, dans les Bouches-du-Rhône.

Emmanuel Macron était en visite à Fos-sur-mer, dans les Bouches-du-Rhône. - Anne-Christine Poujoulat - AFP

Le ministre de l’Économie a appelé à la levée des blocages menés par les taxis en grève. Pour Emmanuel Macron, il ne peut être question de fermer certains plateformes et d'empêcher d'autres professionnels de travailler.

Régulièrement pris pour cible pour son supposé parti pris en faveur des VTC, Emmanuel Macron s'en est pris jeudi aux taxis grévistes. Le ministre de l'Économie a ainsi appelé à la levée des blocages menés par les taxis, mobilisés pour certains depuis trois jours.

"La solution dans l'agitation et par le blocus, moi, je la considère comme inacceptable", a déclaré le ministre. "Je leur demande la levée des blocus", a-t-il ajouté, en marge de la visite d'une usine à Fos-sur-Mer, devant laquelle une vingtaine de taxis étaient stationnés à son arrivée dans l'après-midi.

"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis"

"Il y a des Françaises et des Français qui vont à leur travail, qui ont aussi une vie très difficile et qu'on prend en otage pour simplement que les pouvoirs publics cèdent: ça n'est pas ma philosophie des choses", a poursuivi le ministre, qui effectuait un déplacement dans les Bouches-du-Rhône sur le thème du renouveau industriel.

"Ce n'est pas moi qui ai fait la réforme des taxis, ce sont les Françaises et les Français qui en ayant recours à d'autres services ont simplement dit "on a besoin d'une mobilité parfois différente'", s'est-il défendu. 

"Aujourd'hui, les demandes des taxis, c'est de fermer certains plateformes, c'est d'empêcher d'autres de travailler: ça n'est pas acceptable", a-t-il conclu.

Les représentants de taxis reçus à Matignon à 20h30

Le Premier ministre Manuel Valls doit recevoir ce jeudi à 20H30 l'ensemble des organisations de taxis, deux jours après une précédente rencontre, et alors que la mobilisation contre les VTC se poursuit.

Y.D. avec AFP