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Nokia: le plan social suspendu (momentanément)

Nokia emploie 4.200 personnes en France

Nokia emploie 4.200 personnes en France - Thomas Samson - AFP

Nokia a annoncé ce mardi suspendre son plan de suppressions de 600 emplois en France dans l'attente d'une réunion avec les syndicats et le gouvernement le 2 octobre prochain.

L'équipementier télécoms finlandais Nokia a annoncé mardi la tenue d'une réunion de suivi le 2 octobre avec le gouvernement et les syndicats sur son plan de suppression de près de 600 emplois en France, qui est suspendu d'ici là.

"Une réunion de suivi est prévue le 2 octobre entre les représentants du gouvernement, la direction de Nokia et les partenaires sociaux. La procédure de consultation sur le plan de transformation est suspendue jusqu'à cette date" a déclaré la direction de Nokia France.

L'entreprise confirme ainsi les déclarations du secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, Benjamin Griveaux, à l'issue de leur rencontre mardi matin. "Il y a une suspension du plan de sauvegarde de l'emploi à minima jusqu'à la tenue de cette réunion que je présiderai le 2 octobre à Bercy", a-t-il dit.

Un simple report de la mise en oeuvre du PSE

Il ne s'agit pas d'une suspension de la procédure en tant que tel, mais simplement d'un "report du début officiel de la procédure après la réunion tripartite", a précisé Pascal Guihéneuf (CFDT). Cela signifie que le délai de quatre mois pour la procédure du PSE ne commencera qu'après le rendez-vous du 2 octobre, et non ce mardi comme initialement prévu, a-t-il ajouté.

L'équipementier a annoncé le 6 septembre la suppression de 597 emplois d'ici à 2019 dans ses filiales Alcatel-Lucent International et Nokia Solutions and Networks (NSN) basées à Paris-Saclay (Essonne) et Lannion (Côtes d'Armor), sur un effectif total de 4200 personnes. Les deux autres filiales du groupe en France, Alcatel-Lucent Submarine Networks (câbles sous-marins) et RFS (radiofréquences) ne sont pas concernées par ce "projet d'évolution", justifié par le plan de la maison mère de dégager 1,2 milliard d'euros d'économies d'ici à 2018, selon la porte-parole.

N.G. avec AFP