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Mory Ducros: la CGT pourrait bloquer l'accord

La CFDT et la CGT pèsent toutes deux plus de 30%.

La CFDT et la CGT pèsent toutes deux plus de 30%. - -

Les salariés syndiqués à la CGT ont demandé à leur organisation de ne pas signer l'accord de reprise du groupe, alors qu'un comité d'entreprise se réunit ce mercredi 26 février. La CFDT avait déjà annoncé son refus de signer début février.

Le feuilleton va-t-il se terminer un jour? Les salariés syndiqués à la CGT du transporteur Mory Ducros ont majoritairement refusé que leur syndicat donne son accord au plan social devant accompagner l'offre de reprise d'Arcole, a annoncé ce mercredi 26 février à l'AFP le syndicat en appelant à une reprise des négociations.

Ce résultat, sans surprise, devait être communiqué au comité d'entreprise (CE) réuni dans la matinée. Il écarte la possibilité d'un accord social majoritaire en bonne et due forme, condition posée par le repreneur potentiel pour maintenir son offre portant sur 2.210 des 5.000 salariés.

En l'absence d'accord, Arcole Industries, actionnaire principal de Mory Ducros, a plusieurs fois menacé de se retirer, ce qui aurait pour conséquence la liquidation totale de l'entreprise.

La sécurité juridique de l'accord en question

Début février, la CFDT, syndicat majoritaire chez Mory Ducros, avait déclaré qu'elle ne comptait pas signer l'accord. Le secrétaire de la fédération avait finalement dû céder à la pression, Arcole, l'actionnaire principal, ayant averti qu'il se retirait si la CFDT ne signait pas. Mais cette signature pourrait être invalidée pour cause d'irrégularités.

La CFDT et la CGT pèsent toutes deux plus de 30% aux élections représentatives dans l'entreprise.

Le texte d'accord a donc déjà été signé par FO, la CFTC, et la CFE-CGC. A défaut d'accord majoritaire, la transmission directe à l'administration du Travail d'un plan élaboré unilatéralement par la direction reste possible. Mais cette voie est moins sécurisante juridiquement et financièrement pour l'entreprise. Jusqu'à présent, Arcole s'y oppose.

Diane Lacaze avec AFP