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Martinez: "Qu'est-ce qu'il faut faire de plus pour que le gouvernement écoute?"

Philippe Martinez était sur RMC

Philippe Martinez était sur RMC - Bertrand Langlois - AFP

"Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, était l'invité de RMC ce mardi 14 juin, en cette grande journée de manifestation."

Philippe Martinez prévient: "Cette manifestation sera plus importante que les autres". Sur RMC, le secrétaire général de la CGT estime que les manifestants seront plus nombreux que lors du grand rassemblement du 31 mars où ils étaient "un peu plus d'un million". Et face à cette importante mobilisation, il s'interroge: "Qu'est-ce qu'il faut faire de plus pour que le gouvernement écoute?".

La CGT a prévu 500 cars et FO 200. En revanche, "on n'a pas pu acheminer tous ceux qui souhaitaient manifester à Paris", déplore Philippe Martinez. En effet, outre le nombre important de manifestants, le syndicat est confronté à sa propre contradiction: l'appel à la grève de la SNCF qui empêche les opposants de se rendre dans la capitale. Le secrétaire général de la CGT précise que ce n'est pas un baroud d'honneur puisque deux autres journées de manifestations sont prévues, les 23 et 28 juin.

Concernant la valse-hésitation avec Myriam El Khomri, Philippe Martinez veut "cesser ces petits jeux". Il rappelle que "le rendez-vous du 17 juin, c'est nous qui l'avons demandé. Lorsqu'elle a proposé de me rencontrer dans la minute, j'étais dans ma voiture. Je n'allais pas aller sonner au ministère".

Par ailleurs, le secrétaire général de la CGT s'est redit pour la taxation des CDD. Et il demande au gouvernement de "valider l'accord des intermittents". "Il faut que le gouvernement soit un peu plus ferme, par exemple en validant (...) l'accord unanime qui a été passé pour les intermittents du spectacle". Le gouvernement doit "tape(r) du poing sur la table" face à un Medef "qui fait ce qu'il veut".

D. L.