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Les grèves se multiplient à l’approche de Noël

Les hôtesses et stewards de la compagnie EasyJet ont déposé un préavis de grève pour les 25 et 26 décembre.

Les hôtesses et stewards de la compagnie EasyJet ont déposé un préavis de grève pour les 25 et 26 décembre. - Sebastien Bozon - AFP

Médecins, stewards, salariés d’Amazon ou de la Tour Eiffel… Les mouvements de protestation touchent de nombreux secteurs, pour le début des vacances de Noël.

Alors que les fêtes approchent à grands pas, plusieurs professions ont appelé à la grève et pourraient perturber certains secteurs clés.

Les médecins urgentistes ont ainsi donné le coup d’envoi d’une semaine de protestation dans le monde médical, lundi 22 décembre. Ils souhaitent notamment une limitation du temps de travail à 48 heures hebdomadaires – comme prévu par la législation européenne. L’initiative semble avoir porté ses fruits, puisque Marisol Touraine a indiqué en fin de matinée avoir trouvé une "issue favorable aux négociations". La ministre de la Santé a même cru bon d’annoncer la levée du préavis de grève des urgentistes, au grand dam de ces derniers qui devaient prendre leur décision lundi soir.

L’une des raisons pour lesquelles l"’issue favorable" en question a été trouvée aussi rapidement tient sans doute à la faible marge de manœuvre dont disposait le gouvernement dans ce dossier. Car dès mardi, les médecins libéraux fermeront leurs cabinets eux aussi. Cette fois-ci, les motifs de protestation sont nombreux: la généralisation du tiers payant avec, à la clé, un éventuel surcoût et de nouvelles charges administratives, mais aussi la possibilité pour les pharmaciens de vacciner les patients à leur place. Les médecins réclament une revalorisation de leurs honoraires, de 23 à 25 euros. 

Les hausses de salaires au coeur des revendications

Le secteur de la santé n’est pas le seul touché par les mouvements de contestation. Si - une fois n’est pas coutume – aucune grève ne devrait venir perturber le trafic de la SNCF ni celui d'Air France – le domaine des transports ne sera pas épargné. Les hôtesses et stewards de la compagnie EasyJet ont en effet déposé un préavis pour les 25 et 26 décembre, contraignant la direction à annuler certains vols.

Les vacances de Noël, propices au tourisme, donneront en outre l’occasion aux employés des boutiques de la Tour Eiffel de faire entendre leur voix. Ces derniers réclament une augmentation immédiate de 300 euros pour la cinquantaine de salariés qui y travaillent par roulement. Les boutiques sont gérées par la société SCSC Tour Eiffel, une filiale de Relay, lui-même actif du groupe Lagardère.

Les hausses de salaires sont également au cœur des revendications des convoyeurs de fonds. Une dizaine d'agences de la Brink’s sont ainsi "totalement" ou partiellement bloquées ce lundi. Un mouvement lancé par deux syndicats, FNCR et Unsa, qui réclament une augmentation de 150 euros brut pour tous les salariés et une amélioration de leurs conditions de travail. La grève impacte surtout la région Sud-Ouest.

Enfin, le géant américain Amazon fait l’objet d’un mouvement de contestation en France (à l’appel de la CGT) mais aussi en Allemagne. Les grévistes tricolores réclament "des salaires décents et de bonnes conditions de travail", ce qui passe notamment par une augmentation générale, une "prime d'équipe mensuelle de 100 euros brut" ou encore "une négociation sur la durée de la pause, pour le respect de la santé des salariés".

Y.D. avec N.G.