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Les frais de scolarité des écoles de commerce atteignent des sommets

Un étudiant peut débourser jusqu'à 45.000 euros pour suivre un cursus dans une prestigieuse école de commerce.

Un étudiant peut débourser jusqu'à 45.000 euros pour suivre un cursus dans une prestigieuse école de commerce. - Patrick Bernard - AFP

Selon le classement réalisé par le site internet Major-Prepa, l'Edhec arrive en tête avec une hausse de 20% par rapport à 2013. Mais l'école lilloise n'est pas la seule, loin s'en faut, à faire grimper ses tarifs au delà de l'inflation.

Etre reçu à un concours d'entrée d'une prestigieuse école supérieure ne suffit pas pour être un étudiant comblé. Il faut aussi avoir les moyens de financer ce cursus. Or, ces dernières années, les frais de scolarité se sont envolés, comme le souligne un classement effectué par le site Major-Prepa, à partir des données fournies par les écoles sur leur site internet.

C'est l'Edhec (École des hautes études commerciales du nord) qui affiche la plus forte hausse. Un étudiant business devra débourser sur 3 ans 45.000 euros. C'est 7.600 euros de plus qu'il y a deux ans. Juste derrière, HEC Paris qui demande cette année à ses étudiants 40.500 euros, quasiment 5.000 euros de plus qu'en 2013.

Les raisons de cette envolée

Pour justifier ces augmentations, certains directeurs mettent en avant les baisses de subventions de l'Etat et des régions, la réforme de la taxe d'apprentissage ou la moindre participation des chambres de commerce et d'industrie. De plus, ces grandes écoles sont, pour la plupart, engagées pour dans une compétition internationale. Et pour séduire les étudiants français et étrangers il faut être en mesure de proposer du matériel dernier-cri, des campus modernes et des professeurs renommés. Des investissements vitaux pour tenter de conserver sa place dans les grands classements internationaux. D'où l'envolée des frais de scolarité.

Des salaires d'embauche qui eux n'augmentent pas

Ces augmentations commencent néanmoins à faire réfléchir sérieusement les étudiants. Beaucoup se demandent aujourd'hui s'il ne devient pas plus intéressant d'intégrer des facultés ou des instituts d'administration économique, qui sont rattachés aux universités. D'autant plus, souligne, Mehdi Cornillet du site Major-Prepa, que les salaires des grandes entreprises qui embauchent les jeunes diplômés à leur sortie ne connaissent, eux, aucune envolée...

Jean-Baptiste Huet, édité par C.C.