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Les défaillances d'entreprises devraient encore être nombreuses en 2014

La dégradation a été plus modérée au quatrième trimestre 2013.

La dégradation a été plus modérée au quatrième trimestre 2013. - -

Les défaillances d'entreprises devraient rester à un niveau élevé cette année, selon le baromètre de l'assureur-crédit Coface publié ce mercredi 12 février. En 2013, elles avaient atteint 63.452.

L'année 2014 devrait encore s'avérer difficile pour les entreprises. Les défaillances d'entreprises devraient rester à un niveau élevé cette année, pronostique le baromètre publié ce mercredi 12 février par l'assureur-crédit Coface.

En 2013, 63.452 défaillances ont été recensées, soit une hausse de 5,3% par rapport à 2012, et un niveau de défaillances quasiment identique à celui de 2009, année record (63.204 défaillances).

Selon Coface, "leur nombre et le coût financier qu'elles provoquent sont supérieurs à ceux de 2009, au plus fort de la crise", néanmoins, "le taux de défaillances reste stable (0,8%) et proche de celui d'avant-crise, grâce au stock d'entreprises toujours en progression".

Néanmoins, petit espoir pour 2014 : si la dégradation a été particulièrement forte aux deuxième et troisième 2013 (+9,8% et +8,2% respectivement), elle a été plus modérée au quatrième trimestre (+2,9%).

La distribution souffre

Les secteurs qui souffrent le plus sont ceux de la distribution (+9,7%) -en particulier les librairies-, les services aux particuliers (+6,1%), ainsi que l'électronique et l'informatique-télécom (+9,2%). A l'inverse, le secteur de la chimie poursuit son rétablissement (-3,3%).

Le coût social progresse de 6,3% avec 211.716 emplois menacés par les défaillances, un niveau très proche de celui de 2009, ajoute Coface, précisant que cela concerne en majorité les petites et moyennes entreprises (PME), essentiellement dans le transport routier de marchandises.

Le coût financier, regroupant l'ensemble des dettes fournisseurs des entreprises défaillantes, atteint 4,82 milliards d'euros en 2013 (+10,4% par rapport à 2012, +2,5% par rapport à 2009), et représente 0,23% du PIB.

"Le coût reste très élevé, notamment en raison des redressements judiciaires de FagorBrandt et Mory Ducros en novembre, ces deux entreprises représentant 6% du coût total", précise encore Coface.

D. L. avec AFP