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Les centres équestres redoutent la hausse de la TVA

Les centres équestres s'inquiètent du passage de la TVA de 7 à 19,6%.

Les centres équestres s'inquiètent du passage de la TVA de 7 à 19,6%. - -

Au 1er janvier 2014, la TVA passera de 7 à 19,6% pour la filière équestre. Les professionnels craignent un impact collatéral sur les centres équestres et les clubs associatifs.

Haro sur la hausse de la TVA, dans les centres d'équitation. Le taux appliqué à la filière équestre passera de 7 à 19,6% au 1er janvier 2014. Une hausse qui se répercutera directement sur le porte-monnaie des cavaliers.

"Ce n'est pas pour ça que ma petite ne fera plus de poney, elle aime ça donc elle va continuer", a affirmé au micro de BFMTV le père d'une jeune cavalière. "C'est une charge supplémentaire et c'est toujours gênant de payer plus…"

"On commence à regarder le budget à la fin du mois, rétorque le père d'un cavalier. Il va falloir faire un choix."

Les centres d'équitation face un choix cornélien

Ce bond de près de 13% de la TVA coûtera près de 70 euros de plus par an aux férus d'équitation. Une augmentation interprétée comme une menace pour les centres.

Selon la Fédération nationale du cheval (FNC), la hausse de la TVA mettrait en péril 2.000 entreprises agricoles et 6.000 salariés.

Les clubs vont ainsi être confrontés à un choix cornélien: soit ils augmentent leurs tarifs pour leurs adhérents, au risque de faire une croix sur une partie de leur clientèle. Soit ils ne répercutent pas l’augmentation sur leurs clients et diminuent, de facto, leur chiffre d'affaires.

Moins de centres équestres équivaudrait à moins de chevaux dans les écuries, d'après les professionnels de la filière. Sur les 250.000 chevaux que comptent les centres d'équitation, 80.000 seraient envoyés à l'abattoir.

Déjà un manifestant... à dos de cheval

Le gérant d'un centre équestre de Remiremont, dans les Vosges, a décidé de monter à Paris à cheval pour protester contre la hausse de la TVA prévue dans la filière équestre.

"Cette hausse de la TVA va être insoutenable financièrement", a dénoncé Laurent Cremaschi.

Face au déclin attendu de la clientèle en raison de la hausse des prix, "il va falloir diminuer le nombre de nos chevaux et de nos salariés", s'est-il inquiété.

Il a prévu d'arriver à cheval à Paris "autour du 18-19 novembre", au moment du congrès des maires et du passage prévu de l'amendement au Sénat, "de manière à faire pression".

S.D. avec AFP et B.G. et K.L. (vidéo)