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Le propriétaire de Fly et Atlas en procédure de sauvegarde

Le propriétaire de Fly, en difficulté, aurait demandé et obtenu son placement en procédure de sauvegarde.

Le propriétaire de Fly, en difficulté, aurait demandé et obtenu son placement en procédure de sauvegarde. - -

Mobilier Européen, n°4 du meuble en France, se serait placé en procédure de sauvegarde, ce 18 juin, selon les syndicats du groupe cité par l'AFP. Le groupe détient 213 magasins des enseignes Fly, Atlas et Crozatier.

Le propriétaire de Fly, Atlas, et Crozatier s'est placé en procédure de sauvegarde, selon l'AFP qui cite des sources syndicales, ce mercredi 18 juin.

Mobilier européen se présente comme le numéro quatre du meuble en France. Il revendique 744 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2013-2014 et 213 magasins répartis dans quatre pays (France, Suisse, Espagne et Maroc). Le groupe emploie 2.147 salariés, ainsi que 1.600 salariés supplémentaires dans ses magasins franchisés, environ une centaine.

Quid de l'alliance avec Conforama?

Le groupe en difficulté aurait demandé et obtenu ce mercredi une procédure judiciaire de sauvegarde afin de réorganiser ses activités, ont expliqué les sources syndicales. Cette procédure préventive, destinée à anticiper une éventuelle cessation de paiement, a été validée par la chambre commerciale du tribunal de grande instance de Mulhouse (Haut-Rhin) pour une période de six mois renouvelables.

Le groupe est confronté depuis plusieurs années à la crise du marché du meuble, ainsi qu'à une concurrence féroce de géants comme Ikea et de sites internet comme Le Bon Coin.

En décembre 2013, il annonçait être entré en négociations exclusives avec Conforama pour rapprocher leurs activités d'approvisionnement. A la fin du premier trimestre 2014, ils ont convenus le rachat de 9 fonds de commerces cédés et de la filiale Suisse de Fly (19 magasins) par Confo. Les deux groupes ont aussi noué un accord de partenariat sur la logistique.

La direction de Mobilier européen explique que "cette procédure ne met pas un terme aux discussions avec Conforama, mais elle permet éventuellement d'engager des pourparlers avec d'autres groupes industriels".

N.G. avec AFP