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Le gouvernement maintient son objectif d'inverser la courbe du chômage fin 2013

Michel Sapin ne renonce pas à l'inversion de la courbe du chômage

Michel Sapin ne renonce pas à l'inversion de la courbe du chômage - -

Malgré les sombres prévisions de Bruxelles concernant la croissance, le gouvernement refuse de renoncer à l'objectif d'inverser la courbe du chômage en fin d'année. Les chiffres de janvier, qui seront connus, mardi 25 février, devraient être mauvais.

"Même avec une croissance plus faible que celle que nous escomptions, les politiques de l'emploi nous permettront d'inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année 2013". C'est en ces termes que le ministre du Travail a voulu mettre un terme à la polémique née de la publication, vendredi 22 février, des prévisions de la Commission de Bruxelles annonçant une croissance quasi-nulle en France en 2013.

"Notre objectif, nous agissons pour cela, c'est de faire en sorte que le chômage se stabilise puis s'inverse. Ceci est possible, cela dépend des questions de croissance (...). Avec une croissance plus faible, c'est plus difficile. Mais ce n'est pas uniquement une question de croissance, c'est aussi une question de politique de l'emploi", a commenté Michel Sapin à l'AFP à l'occasion d'un déplacement en Allemagne.

Pourtant, samedi, lors de sa visite au Salon de l'Agriculture, François Hollande avait plus ou moins laissé entendre qu'il n'y aurait pas d'inversion de tendance avant 2014...

Les chiffres de janvier devraient être mauvais

Cette déclaration intervient la veille de la publication, mardi 26 février, des chiffres du chômage de janvier. Contrairement à ceux de décembre 2012, ils devraient être mauvais. La France pourrait se rapprocher du record atteint en janvier 1997, avec 3,2 millions de demandeurs d'emplois.

En 2012, près de 67 000 postes de travail ont été supprimés en France, selon l'Insee. Avec une croissance nulle en 2013, comment créer assez d'emplois pour inverser la fameuse courbe ? Il faut en effet une croissance d'environ 1,5% pour y arriver. Et ce ne sont pas les contrats aidés (emplois d'avenir, contrats de génération...) qui suffiront à stopper l'hémorragie.

Patrick Coquidé