BFM Business

La Redoute: le plan de reprise bute sur le volet social

Les salariés de la Redoute licenciés réclament davantage d'indemnités

Les salariés de la Redoute licenciés réclament davantage d'indemnités - -

Le plan de reprise de la société de vente par correspondance, ex-propriété du groupe Kering, bloque sur le volet social. Les syndicats réclament davantage d'indemnités de départ. A quelques jours des municipales, le ton monte dans la région lilloise.

Les syndicats de La Redoute ont fait part de leur inquiétude, vendredi 28 février, après la fin des négociations concernant les mesures sociales du plan de reprise et avant d'aborder les départs contraints.

La célèbre société de VPC du Nord a été cédée par son propriétaire, le groupe Kering (ex-Pinault) à Nathalie Balla et Eric Courteille en janvier dernier. Leur plan de redressement prévoit la suppression sur quatre ans de 1.178 des 3.437 postes. Ils ont assuré que le nombre de licenciements serait "significativement en-dessous de celui du plan de 2008, qui était de 672".

"Les organisations syndicales de la Redoute ont été informées de la clôture des négociations sur le socle des mesures sociales annoncées dans le business plan (...) concernant les mesures de pré-retraites et le plan de départs volontaires. Les départs contraints n'ayant toujours pas été évoqués à ce jour, une ultime réunion, sur ce thème, a été programmée le 10 mars", a ajouté l'intersyndicale.

A quelques jours des municipales

Avant, une réunion est prévue le 5 mars pour permettre de discuter de tout ce qui va concerner le statut des salariés qui vont rester dans l'entreprises. Lors de précédentes réunions, la direction a décidé d'augmenter l'indemnité plancher pour les départs volontaires, qui est passée à 15.000 euros au lieu de 14.000 et 12.000 euros dans un premier temps.

L'intersyndicale réclame 40.000 euros pour tous les salariés, plus 1.500 euros par année d'ancienneté, et un congé de reclassement de 36 mois.

A quelques jours des élections municipales, les syndicats veulent mettre la pression sur Martine Aubry, la maire PS de Lille, afin qu'elle pèse sur les pouvoirs publics pour faire céder la direction de La Redoute.

P.C avec AFP