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La concertation sur l'avenir du chômage partiel et les mesures pour l'emploi débute

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- - Muriel Pénicaud reçoit les partenaires sociaux ce mardi.

Au menu des discussions, le nouveau dispositif d'activité partielle mais aussi le plan de soutien aux jeunes, la formation professionnelle, les travailleurs détachés et l'assurance chômage.

La concertation express sur l'emploi, et notamment sur le nouveau dispositif "d'activité réduite pour le maintien dans l'emploi", a commencé mardi au ministère du Travail autour de Muriel Pénicaud et des partenaires sociaux, a indiqué le ministère à l'AFP. 

Au menu d'abord, la révision du régime "classique" d'activité partielle, qui a déjà été remanié à plusieurs reprises depuis la mi-mars, afin de redéfinir ce régime de manière plus durable. Depuis le 1er juin, le régime d'activité partielle (ou "chômage partiel") a encore bougé, avec la baisse de la prise en charge par l'État et l'Unédic de 100% à 85% de l'indemnité versée au salarié, à l'exception des secteurs faisant l'objet de restrictions en raison de la crise sanitaire comme le tourisme ou la restauration.

Un régime spécifique pour les entreprises qui s'engagent pour l'emploi 

Depuis mi-mars, le dispositif "a déjà énormément changé, on a besoin de stabilité", a déclaré lors d'une conférence de presse de la CFDT Marylise Léon, la numéro deux de la confédération.

Un autre régime d'activité partielle, spécifique à la crise et basé sur une mesure adoptée par le projet de loi d'urgence, sera réservé aux entreprises qui prendront des engagements en termes d'emploi. 

"Beaucoup d'entreprises ont besoin de connaître ces critères là pour s'adapter à la crise", expliquait le ministère la semaine dernière. Selon ce qui a déjà été voté au Parlement, ce régime baptisé "activité réduite pour le maintien en emploi" "doit faire l'objet d'un accord collectif ou de branche.

Il doit permettre une réduction du temps de travail compensé en partie par l'Etat, à un niveau qui reste à définir. Muriel Pénicaud a indiqué lundi que ce régime serait en vigueur pendant "un à deux ans". 

Outre la définition de ces deux régimes, la concertation porte aussi sur le plan de soutien aux jeunes, la formation professionnelle, les travailleurs détachés et l'assurance chômage.

La ministre recevra à nouveau les responsables patronaux et syndicaux les 12 et 15 juin, mais en bilatérale cette fois.

C.C. avec AFP