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Hausse des salaires: la CPME plaide plutôt pour une exonération des heures supplémentaires

Sur BFM Business, François Asselin, président de la Confédération des PME explique que les salaires augmentent déjà mécaniquement.

Pour accompagner la reprise et face à une pénurie de main d'oeuvre dans de nombreux secteurs, le gouvernemenrt appelle les entreprises à augmenter les salaires. C'est d'ailleurs le message qu'entend faire passer Jean Castex ce jeudi à l'occasion d'une rencontre avec les partenaires sociaux.

François Asselin, le président de la CPME, sera d'ailleurs à Matignon aujourd'hui. Il estime qu'on se trompe un peu de débat.

Rappelant d'abord que "l'Etat n'a pas grand à voir là-dedans", le responsable estime aujourd'hui sur le plateau de Good Morning Business que la reprise économique "provoque les même complications qu'en 2019 à savoir trouver les compétences dont on a besoin". De quoi selon lui provoquer une hausse mécanique des salaires.

"Les salaires vont augmenter et augmentent déjà"

"Lorsqu'on regarde la dernière enquête de l'Insee sur les derniers trimestres, on s'aperçoit que les salaires en moyenne dans l'industrie et les services ont augmenté d'un peu plus de 3%, c'est très important. Dans les PME, pour conserver les compétences, vous commencez par les augmenter sinon elles partent. Et quand vous recrutez, vous le faites à un niveau de salaire qui est supérieur à ce que vous auriez fait un an plus tôt. Donc ne soyons pas inquiet, les salaires vont augmenter et augmentent déjà", souligne François Asselin.

Dans le même temps, les coûts des entreprises augmentent (à cause de la flambée du prix des matières premières), la CPME estime donc qu'il faut actionner un autre levier.

Pour concilier à la fois le besoin de main d’œuvre des entreprises et la volonté de voir progresser le pouvoir d’achat, la confédération propose de réactiver la suppression des charges patronales sur les heures supplémentaires. "Je peux vous dire que le compteur se débloquerait, c'est du pouvoir d'achat donné avec de l'activité en face", indique le responsable.

Et de rappeler que cette mesure "a existé pendant deux ans sous la présidence de Nicolas Sarkozy et qu'elle était très populaire auprès des salariés, c'est vertueux, ça produit de la richesse, commençons pas ça, c'est assez simple à mettre en place".

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business