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Goodyear: pour Moscovici "il faut "accepter la main tendue" de Titan

Pierre Moscovici veut absolument voir aboutir l'offre de reprise de Titan

Pierre Moscovici veut absolument voir aboutir l'offre de reprise de Titan - -

Le ministre de l'Economie et des Finances a appelé, ce jeudi 24 octobre, à accepter l'offre de reprise de l'usine Goodyear d'Amiens Nord formulée par le groupe américain. Pour lui, cette offre démontre que la France "est attractive".

"La main tendue, elle doit être acceptée". C'est en ces mots que Pierre Moscovici a appelé à valider l'offre de reprise partielle du groupe Titan portant sur l'usine Goodyear d'Amiens-Nord.

"Ce qui est important aussi, c'est qu'il y ait des contacts directs sur le terrain entre l'entreprise et la CGT, parce que c'est par le dialogue social aussi que les choses avancent", a déclaré, ce mercredi 24 octobre, le ministre de l'Economie et des Finances, sur iTélé.

La CGT avait indiqué, mercredi, être prête à "tout faire" pour que l'offre du groupe américain aboutisse. La confédération syndicale s'exprimait après avoir rencontré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg.

Lundi, ce dernier avait annoncé un retour surprise de Titan dans le feuilleton Goodyear. Le PDG du fabricant de pneus américains, Maurice Taylor, avait eu des mots très durs en février à l'encontre des salariés de l'usine, les qualifiant de "soi-disant ouvriers" qui "ne travaillent que 3 heures" par jour.

"La France est attractive"

"Cette démarche prouve une chose, c'est que la France est attractive", a ajouté Pierre Moscovici, reconnaissant que la situation à Amiens reste "très compliquée" après six ans de lutte entre les syndicats et la direction de Goodyear.

Pierre Moscovici a également fait part de sa détermination à voir une reprise se concrétiser, même si l'offre de Titan ne concerne que 333 emplois contre 537 lors de la précédente proposition de l'Américain.

"Il y a quand même 350 emplois en jeu donc oui, oui, oui, on doit absolument travailler à ce que ces emplois soient repris", a martelé le ministre.

J.M. avec AFP