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Goodyear: le conflit prend fin à Amiens-Nord

Un accord a été trouvé entre direction et syndicats pour mettre fin au conflit de Goodyear à Amiens-Nord.

Un accord a été trouvé entre direction et syndicats pour mettre fin au conflit de Goodyear à Amiens-Nord. - -

La direction a confirmé, ce mercredi 22 janvier, avoir trouvé un accord avec les syndicats, qui met fin au conflit au sein du site d'Amiens-Nord. Selon la CGT, ils auraient obtenu le triplement des indemnités de licenciement des salariés.

La direction de Goodyear et les syndicats ont signé, ce mercredi 22 janvier, un protocole d'accord pour mettre fin au conflit.

Après des premières annonces provenant des salariés, la direction a confirmé cette information par voie de communiqué. Elle y affirme que cet accord prévoit des "améliorations significatives des indemnités qui seront perçues par les salariés dans le cadre de la fermeture de l'usine d'Amiens-Nord" et implique que la CGT "mette immédiatement un terme à l'occupation de l'usine".

Ce protocole, qui a été approuvé à l'unanimité par l'Assemblée générale des salariés, prévoit que "la direction s'engage à verser une indemnité additionnelle aux salariés et à renoncer aux poursuites contre eux. De leur côté les syndicats se sont engagés à évacuer l'usine".

D'après la CGT, ces indemnités de départ auraient été triplées pour tous les salariés. Le syndicat indique également les salariés vont contester devant les prud'hommes l'"inexistence" économique de leurs licenciements.

Un accord qui ouvre la voie à l'offre de reprise de Titan

Arnaud Montebourg a, dans un communiqué publié quelques minutes après l'officialisation de l'accord, indiqué que ce texte "ouvre la voie à la mise en oeuvre de l'offre de Titan. Cette dernière "assure le maintien de 333 emplois sur quatre ans et un niveau d'investissement important", rappelle-t-il.

Il se réjouit que "la médiation menée, à la demande du gouvernement, par le préfet de la Somme Jean-François Cordet" a "porté ses fruits". Le 13 janvier dernier, le ministre avait, en effet, annoncé la nomination de ce médiateur.

Le fabricant de pneumatiques avait annoncé son intention de fermer son usine d’Amiens-Nord, qui emploie 1.173 personnes, en janvier 2013. Depuis, la résistance s’est organisée, du côté des salariés comme de l’exécutif, en témoignent les vifs échanges entre Arnaud Montebourg et le PDG de l’Américain Titan.

Diane Lacaze