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Gad: l'Etat veut sauver l'abattoir de Lampaul-Guimiliau

Stéphane Le Foll cherche notamment des investisseurs pour le site de Lampaul-Guimiliau

Stéphane Le Foll cherche notamment des investisseurs pour le site de Lampaul-Guimiliau - -

Le ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, a indiqué, dimanche 20 octobre, que l'Etat allait aider à trouver des investisseurs pour relancer l'abattoir de Lampaul-Guimiliau. Un moyen de pallier les difficultés de Gad, qui ne peut plus assurer l'activité sur ce site.

Stéphane Le Foll prend un peu plus le dossier Gad à bras le corps. Dimanche 20 octobre, le ministre de l'Agriculture a indiqué, lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro, que des discussions étaient en cours pour tenter de sauver le site Lampaul-Guimiliau, via l'Etablissement public foncier de Bretagne.

L'objet de "la négociation qui est engagée, c'est de voir comment on peut, au travers de cet établissement foncier régional, donner à la communauté de communes des possibilités de trouver des investisseurs pour réinvestir et réindustrialiser ce site", a-t-il déclaré.

Il a rappelé que Gad, propriétaire actuel du site, était dans une situation trop fragile pour le sauver. "C'est là que la région, c'est là que l'Etat doivent être là pour aider à trouver les moyens de réindustrialiser ce site. C'est ça qui est l'enjeu", a expliqué le ministre. "Ce site, abattoir fermé, reste aujourd'hui avec des activités qui sont maintenues", a rappelé Stéphane Le Foll.

"Pacte d'avenir"

Le président de la communauté de communes de Landivisiau (Finistère), Georges Tigreat, avait assuré, la semaine dernière, que le gouvernement avait décidé d'acquérir le site de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau à travers l'établissement public foncier de Bretagne.

Le tribunal de commerce de Rennes a validé, le 11 octobre, le plan de continuation de Gad, entérinant la suppression de 889 emplois, principalement à l'abattoir de Lampaul-Guimiliau, sur un total de 1.700.

Un nouveau coup dur pour la Bretagne, après notamment la mise en redressement judiciaire du volailler Doux, qui a conduit le gouvernement à présenter, mercredi 23 octobre, un "pacte d'avenir" pour la région, débloquant au passage 15 millions d'euros.

J.M. avec AFP