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Ayrault annonce un "pacte d'avenir" pour la Bretagne

Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault - -

A l'issue d'une réunion d'urgence, ce mercredi 16 octobre, le Premier ministre a annoncé des "actions durables" en faveur de la Bretagne, ainsi que des "mesures d'urgence". Le déblocage de 15 millions d'euros pour les entreprises agroalimentaires bretonnes en fait partie.

"Nous ne laisserons tomber personne, c'est l'engagement que je prends", a déclaré Jean-Marc Ayrault à l'Assemblée nationale lors de la séance des questions au gouvernement ce mercredi 16 octobre.

Quelques heures auparavant, au terme d'une réunion de crise, il a voulu montrer qu'il avait pris conscience de l'urgence de la situation bretonne. Le Premier ministre a en effet annoncé un "pacte d'avenir" pour la région, avec des mesures d'urgence et des "actions plus durables".

Entre autres mesures, 15 millions d'euros seront débloqués en faveur des entreprises agroalimentaires bretonnes, qui oeuvrent au sein d'un secteur largement sinistré.

Le chef du gouvernement a également fait savoir que le site de l'abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau, destiné à la fermeture, serait repris par la communauté de communes de Landivisiau (Finistère), sans toutefois en préciser les modalités.

"L'Etat n'abandonne personne"

"L'Etat n'abandonne personne, c'est sa responsabilité de tout mettre en oeuvre pour préserver l'emploi et créer de nouvelles perspectives", a déclaré Jean-Marc Ayrault à l'issue d'une réunion à laquelle ont finalement participé une douzaine de ministres.

Les salariés des entreprises menacées de fermeture se verront ainsi chacun "proposer un contrat de sécurisation professionnelle renforcé qui garantit le maintien de 97% du salaire net pendant une année", a-t-il annoncé.

Ayrault défend l'écotaxe poids-lourds

Puis le Premier ministre a évoqué l'ecotaxe poids-lourds, devant entrer en vigueur le 1er janvier et contre laquelle protestent les milieux économiques bretons.

"La Bretagne est une région périphérique, où les distances pèsent plus lourd qu'ailleurs", a-t-il admis."L'Etat a déjà accordé une réduction de 50% du montant de cette écotaxe et exclu du réseau taxé la route nationale 164, qui est l'axe vital de la région pour le secteur agroalimentaire", a-t-il néanmoins rappelé, précisant que les véhicules agricoles ou "affectés à la collecte de lait" seraient exonérés de cette taxe.

Le suivi de ces mesures sera assuré par Gilles Ricono, jusqu'ici directeur de cabinet du ministre de l'Ecologie, Philippe Martin, et qui va rejoindre le cabinet du Premier ministre.

Y. D.