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France: l'industrie lourde reprend dans le haut de gamme

Point de salut sans haute valeur ajoutée, ce pourrait être le credo de l'industrie lourde française.

Point de salut sans haute valeur ajoutée, ce pourrait être le credo de l'industrie lourde française. - -

Certains industriels qui ont fermé des sites en France, comme Arcelor Mittal ou Goodyear, recommencent à y investir et à embaucher. Mais pour produire du haut de gamme.

Les chiffres du chômage pour le mois de juin seront publiés ce vendredi 25 juillet à 18 heures. Aucune embellie particulière n'est attendue. L'exécutif mise plus que jamais sur le Pacte de responsabilité et l'apprentissage pour relancer l'emploi. Dans ce contexte, après une série de fermetures d'usines dans l'industrie lourde, certains groupes commencent à réembaucher et investir en France grâce à une spécialisation dans le haut de gamme.

Après avoir restructuré leurs activités, au prix parfois de plans sociaux difficiles, elles réinvestissent en France. Leur solution: la spécialisation et le créneau haut de gamme. Le bas de gamme a pris la direction des pays de l'Est et de l'Asie. Alors aujourd'hui, explique un représentant syndical, "ce qui peut maintenir l'emploi en France, c'est la haute valeur ajoutée".

Arcelor investit en R&D

Après avoir été contraints de fermer les portes de certains sites, des groupes d'industrie lourde sont discrètement en train de renverser la vapeur. ArcelorMittal par exemple, réinvestit en France... et embauche! Le fabricant d'acier a renforcé ses effectifs en recherche et développement. Ils travaillent sur des aciers plus légers et très résistants.

Dernièrement, Dunlop, filiale de Goodyear, a annoncé le rapatriement d'une partie de ses activités britanniques en France, à Montluçon. Sur un segment bien spécifique : le pneu de moto de compétition. Pour l'instant une vingtaine d'embauches seulement sont prévues. Mais si ça marche, cela pourrait être bien plus.

Isabelle Gollentz