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Emploi: la CGPME plaide pour une "sécurisation de l'entreprise"

Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, était l'invité du Grand journal de BFM Business, lundi 3 décembre.

Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, était l'invité du Grand journal de BFM Business, lundi 3 décembre. - -

Invité de BFM Business ce lundi 3 décembre, Jean-François Roubaud, le patron de la CGPME, a réaffirmé son opposition à une éventuelle taxation des CDD pour favoriser les CDI. Et ce au nom de la "sécurisation" pour l'employeur.

Alors que les négociations sur la sécurisation de l'emploi se poursuivent entre les syndicats et le patronnat, une proposition du gouvernement fait débat. Il s'agirait de taxer les Contrats à durée déterminée (CDD) pour favoriser l'emploi en Contrat à durée indéterminée (CDI). Une proposition à laquelle la Confédération générale du patronnat des petites et moyennes entreprises (CGPME) est farouchement opposée.

Son dirigeant, Jean-François Roubaud, était l'invité du Grand journal de BFM Business, ce lundi 3 décembre, et a maintenu cette position: "Nous espèrons, à la CGPME, que ce (les négociations sur l'emploi) soit gagnant-gagnant, pour la sécurisation du salarié, mais aussi pour la sécurisation de l’entreprise. On parle beaucoup des CDD par rapport aux CDI. Pourquoi sommes-nous opposés à une taxation des CDD ? Parce que cela correspond à un vrai besoin. Je rappelle quand même qu’aujourd’hui, 84% des contrats de travail sont des contrats en CDI."

"Le chef d'entreprise est inquiet, vous savez"

Même si le dirigeant reconnaît volontiers que "dans l’époque difficile et contrainte d’aujourd’hui, on embauche davantage en CDD, y compris dans nos entreprises", il considère que cette situation est due à "de vrais raisons".

"Si on "ferme" aussi le CDD, que va-t-il se passer ? Pourquoi les chefs d’entreprises embauchent en CDD plutôt qu’en CDI ? Il y a de vrais raisons. C’est la sécurisation pour le patron de l’emploi qu’il va créer. Si, au bout de deux mois, il est obligé de licencier à cause de son carnet de commande, comment va-t-il payer les difficultés qu’il va avoir aux prud’hommes? Si vous licenciez quelqu’un, pendant cinq ans le salarié va revenir dessus. Le chef d’entreprise est inquiet, vous savez."

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