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Emploi à domicile: le gouvernement prêt à un nouvel allègement de charges

Christian Eckert réfléchit à un allègement de charges supplémentaire pour les particuliers employeurs.

Christian Eckert réfléchit à un allègement de charges supplémentaire pour les particuliers employeurs. - -

16.500 emplois à domicile ont été détruits en deux ans. Christian Eckert, le secrétaire d'Etat au Budget, a reconnu que deux mesures ont pénalisées le secteur. Le gouvernement réfléchir à un nouvel allègement de charges.

Les chiffres de l'emploi à domicile ont refroidi le gouvernement. La semaine dernière, l'Acoss alertait que 16.500 emplois à domicile à temps pleins avaient été détruits en deux ans. Un recul historique.

Ce mercredi 28 mai, le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a annoncé qu'il réfléchissait à un allègement de charges pour les particuliers employeurs afin d'aider le secteur.

Interrogé lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, Christian Eckert a rappelé que "deux mesures ont pénalisé ce secteur, la première prise par la précédente majorité" et la deuxième par l'actuelle.

La précédente majorité avait supprimé l'abattement de 15 points sur les cotisations sociales des ménages qui déclaraient leur employé à domicile au salaire réel (et non au forfait). Puis, début 2013, la possibilité de déclarer au forfait (qui permettait de payer des charges calculées sur la base du Smic quel que soit le salaire versé au salarié) a également été supprimée, afin officiellement d'améliorer le niveau de protection sociale des employés.

Abattement de 2 euros par heure de travail

Cette dernière mesure "a renchéri le coût de l'heure", avec une compensation: l'introduction d'un allègement de charges forfaitaire de 0,75 euro par heure de travail, a souligné Christian Eckert.

"Nous sommes prêts à examiner avec le Parlement la possibilité, dans les contraintes budgétaires qui sont les nôtres, d'aller au-delà de ces 75 centimes de réduction", a ajouté le secrétaire d'Etat au Budget.

"Nous réfléchissons" pour que ceci prenne place "en plus de la mesure de réduction de cotisations salariales qui sera posée dans le prochain projet de loi de finances rectificative" et "qui bénéficiera à l'ensemble des salariés y compris dans le secteur du service à la personne", a-t-il précisé.

La Fédération des particuliers employeurs (Fepem) milite depuis des mois pour que l'abattement de 0,75 euro soit porté à 2 euros.

Diane Lacaze avec AFP