BFM Business

Béthune: des salariés apprennent leur licenciement par sms

Les salariés estiment avoir été "jetés comme des malpropres".

Les salariés estiment avoir été "jetés comme des malpropres". - -

Ils se trouvaient en déplacement à l'extérieur de leur magasin, un grossiste en produits pour salons de coiffure, quand ils ont appris que l'entreprise fermait définitivement.

Un simple texto pour lui dire de rentrer au magasin, car la petite entreprise fermait. Définitivement. Jonathan, commercial pour un grossiste en produits pour salons de coiffure à Béthune, dans le Pas-de-Calais, fait partie des salariés qui ont appris leur licenciement par sms. Les autres l'ont su de vive voix, car ils se trouvaient dans la boutique au moment de l'annonce.

Mais ces derniers n'ont pas eu le droit à beaucoup plus d'égards. "On devait finir avec les derniers clients et baisser les grilles", raconte une vendeuse de Discopar, le nom de l'entreprise, à La Voix du Nord, qui révèle l'affaire dimanche.

D'autres cas similaires

La société a été déclaré en cessation de paiement le 19 novembre dernier dans le plus grand secret, puis mise en liquidation le 27 novembre, selon le quotidien régional. "On aurait pu trouver un repreneur", regrette l'un des douze employés, dans la maison depuis quatorze ans. Discopar avait été fondée en 1948, à Béthune.

Malgré la brutalité de ce type d'annonce, ce n'est pas la première fois que des salariés apprennent leur licenciement par un simple sms. L'an dernier, à Evreux, dix-sept aides à domicile avaient été avertis de la perte de leur emploi de cette manière.

A. G.