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Accord sur l'emploi: Laurence Parisot conteste la version gouvernementale

Laurence Parisot, la patronne du Medef, conteste la transposition dans la loi de l'accord sur l'emploi.

Laurence Parisot, la patronne du Medef, conteste la transposition dans la loi de l'accord sur l'emploi. - -

La patronne du Medef conteste le contenu du projet de loi validant l'accord sur l'emploi récemment conclu par les partenaires sociaux. Le texte sera présenté au Conseil d'Etat, lundi 11 février, avant d'arriver à l'Assemblée.

Rarement un accord n’aura suscité autant de désaccords. Après de longues semaines de négociations entre partenaires sociaux, ces derniers avaient finalement trouvé un compromis, le 11 janvier, sur un plan de sécurisation de l’emploi.

Mais sa transposition dans la loi risque de s’avérer tout aussi compliquée, alors que le texte doit être présenté au Conseil d’Etat, lundi 11 février. Le Medef de Laurence Parisot critique en effet la version définitive, selon Lefigaro.fr. La patronne des patrons contesterait cinq points en particulier, cette fois selon le site des Echos.

Complémentaires santé et droits des chômeurs en cause

Laurence Parisot s'oppose notamment à la réintroduction par le ministère du Travail de "la clause de désignation" dans l'article visant à généraliser les complémentaires santé. Celui-ci contraindrait les entreprises à retenir le prestataire recommandé par la branche.

Autre point de friction: la mise en place de "droits dits rechargeables" pour les chômeurs, qui serait rendue "obligatoire", alors qu'elle est conditionnée dans l'accord à la réalisation d'études d'impact préalables.

L'homologation administrative des plans de sauvegarde de l'emploi, qui n'auraient pas été validés préalablement par les syndicats, fait également l’objet de réserves de la part de la dirigeante. De son côté,le ministère du Travail parle d’une "difficulté pratique de mise en oeuvre".

Plus attendu, Laurence Parisot s’oppose également à la cession des sites rentables et la représentation des élus dans les conseils d'administration des grandes entreprises. Deux sujets qui doivent être débattus au Parlement, lorsque le projet de loi sera prêt.

Psychose autour d'une possible "loi Florange"

Le Medef fait donc monter la pression. Mais ce n’est pas une première. Mardi 5 février, déjà, Patrick Bernasconi avait menacé de retirer la signature du syndicat patronal de l’accord. Le chef de la délégation du Medef lors des négociations entre partenaires sociaux mettait notamment en avant l’éventualité d’une "loi Florange".

Reste à savoir comment réagira le gouvernement, qui devra aussi faire avec les exigences de sa majorité lors de l’examen du texte au Parlement.

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