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Zone euro: Draghi voit l'avenir en rose

Mario Draghi appelle les gouvernements à réformer.

Mario Draghi appelle les gouvernements à réformer. - Daniel Roland - AFP

Pour le président de la BCE, les perspectives économiques n'ont jamais été aussi bonnes depuis 7 ans. Il demande donc aux gouvernements de s'atteler à des réformes structurelles.

Un vent d'optimisme souffle sur la BCE. Son président, Mario Draghi, a déclaré ce vendredi 22 mai que "les perspectives économiques pour la zone euro sont aujourd'hui meilleures qu'elles ne l'ont été depuis sept longues années".

Néanmoins, il rappelle qu'une "reprise cyclique ne résout pas à elle seule tous les problèmes de l'Europe". A l'occasion d'un forum organisé par la BCE à Sintra au Portugal, il a appelé les gouvernements européens à profiter de cette éclaircie pour s'atteler à des réformes structurelles.

"Une reprise cyclique parvient à fournir des conditions presque parfaites pour que les gouvernements se lancent de manière plus systématique dans des réformes structurelles qui vont ancrer le retour à la croissance", a ajouté Mario Draghi. Le président de la BCE a souligné que si la reprise se dessine, pour l'heure "le potentiel de croissance est anticipé pour rester bien en dessous des taux de croissance d'avant crise", d'où la nécessité urgente de réformes.

Inflation, première mission de la BCE

Pour la deuxième année, la BCE a invité banquiers centraux du monde entier et économistes à venir débattre d'un sujet pendant trois jours dans une petite ville du Portugal, Sintra, située à 25 kilomètres de Lisbonne. Le thème de cette édition est "inflation et chômage en Europe". Si l'inflation est clairement la première mission de la BCE, qui s'attache fortement à la faire remonter grâce à son nouveau vaste programme de rachats de dettes, la baisse du chômage n'entre pas dans le mandat de l'institution monétaire de Francfort, contrairement à son homologue américaine Fed.

Cela n'a pas empêché Mario Draghi d'estimer que "en tant que gardien de la monnaie", il avait "un intérêt légitime" à réclamer la mise en oeuvre de mesures structurelles, notamment sur le marché du travail, qui permettraient de renforcer la reprise et la résistance de la zone euro aux chocs. Loin d'apporter des "gains marginaux", "les réformes structurelles aujourd'hui peuvent dégager un potentiel inexploité d'importants gains de production, d'emplois et de bien-être et (...) cela jouerait un rôle crucial pour assurer que l'actuelle reprise cyclique se renforce", a expliqué le président de la BCE. "Plus elles auront lieu tôt, mieux ce sera", a-t-il insisté.

D. L. avec AFP