BFM Business

Draghi piégé lors de sa conférence de presse

Le président de la Banque centrale européenne pouvait espérer une conférence de presse calme, ce mercredi 15 avril. Mais une jeune femme est venue perturber la réunion, pour quelques minutes.

Un peu de répit pour Mario Draghi? Eh bien non. Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a eu ce mercredi 15 avril une improbable surprise à l'occasion d'une conférence de presse qui s'annonçait pourtant bien calme.

Alors que le président italien de l'institution européenne commençait son discours d'introduction, une jeune femme s'est ruée vers lui, est montée sur le bureau, puis lui a jeté des papiers et lui a jeté des confettis. Selon les médias allemands, elle serait liée au célèbre groupe féministe Femen.

La jeune femme, apparemment âgée d'une vingtaine d'années, a crié "arrêtez la dictature de la BCE" en anglais, slogan également affiché sur son t-shirt.

Elle a évidemment été très vite appréhendée par les services de sécurité et ultra-photographiée par les journalistes présents.

L'intrusion de cette manifestante est toutefois surprenante dans la mesure où les procédures de sécurité pour entrer dans le bâtiment de la BCE sont très strictes. Et aucune personne non inscrite préalablement n'est normalement autorisée à assister à la conférence de presse...

Le correspondant économique du Telegraph Peter Spence, a indiqué que la jeune femme en question serait Josephine Witt, une Allemande de 21 ans, féministe et membre des Femen

Cette dernière a ensuite confirmé elle-même l'information sur Twitter, ajoutant que cet événement n'est pas à mettre au crédit des Femen, car elle se considère comme une manifestante "freelance".

Draghi garde le sourire

Cet incident a perturbé l'espace de quelques minutes la conférence de presse qui a néanmoins très vite repris. Visiblement bien remis de ses émotions, Mario Draghi s'est même permis de plaisanter:

"Bon j'aurai quand même besoin de reprendre mon texte pour aller de l'avant, faute de quoi il me faudra improviser", a-t-il déclaré, le sourire aux lèvres, alors qu'il peinait à retrouver ses notes dont on devine qu'elles ont été malmenées par cette intervention.

Et pour ceux qui se posaient la question, non, cet incident n'a pas eu la moindre conséquence sur les marchés. 

J.M.