BFM Business

Valls tente de rassurer sur l'avenir des chantiers navals de Saint-Nazaire

Le Premier ministre a réaffirmé que l'État veillerait à ce que les repreneurs de STX Saint-Nazaire fasse les investissements nécessaires pour préserver et développer les chantiers navals.

Manuel Valls assure que l'État ne lâchera pas les chantiers navals de Saint-Nazaire.Le Premier ministre a réitéré mardi la promesse gouvernementale de veiller au choix du repreneur de ce groupe emblématique, mis en vente par le constructeur sud-coréen en difficulté STX.

"Nous veillerons à ce que les nouveaux actionnaires puissent fournir les investissements nécessaires non seulement à la préservation de l'emploi, mais d'abord au développement des chantiers", a affirmé le Premier ministre lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale.

"L'État dispose de plusieurs moyens pour peser dans le choix de repreneur", a-t-il rappelé, même si ce dernier "relève à ce stade in fine du tribunal de commerce de Séoul", qui gère le redressement judiciaire de STX.

Un processus de plusieurs mois 

Outre sa minorité de blocage en tant qu'actionnaire, l'Etat français a "les droits qui lui sont conférés en vertu du pacte d'actionnaires en vigueur" et "la réglementation sur les investissements étrangers en France", plus connue comme le dispositif Montebourg, que "nous pouvons à tout moment actionner".

"Nous ne sommes qu'au début de ce processus qui va durer plusieurs mois", a souligné le Premier ministre, qui répondait à la députée PS Marie-Odile Bouillé, élue de Loire-Atlantique.

"Dans ce dossier comme dans d'autres, l'Etat actionnaire jouera pleinement son rôle de stratège, comme nous l'avons fait pour Alstom, nous ferons pour STX", a-t-il promis, après la commande publique de TGV pour sauver l'usine Alstom de Belfort.

Le gouvernement avait assuré déjà lundi qu'il ne prévoyait pas de nationaliser les chantiers navals STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), mis en vente par leur maison mère sud-coréenne STX, mais précisé qu'il entendait peser dans le choix du repreneur de ce fleuron industriel.

L'État français détient un tiers des ex-Chantiers de l'Atlantique depuis 2008, et leur rachat au Norvégien Aker Yards par STX Offshore and Shipuilding, filiale de construction navale du conglomérat sud-coréen STX, propriétaire des deux tiers restants.

STX Offshore and Shipbuilding a été placée en redressement judiciaire début septembre, et son plan de redressement inclut la cession de la participation dans les chantiers de Saint-Nazaire avant fin 2016.

J.M. avec AFP