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Le papy boom à venir va-t-il faire mal à l'économie européenne?

La génération des "baby-boomers" nés après la Seconde Guerre mondiale sera entièrement à la retraite d'ici 2030, posant rapidement aux pays concernés un défi majeur.

La génération des "baby-boomers" nés après la Seconde Guerre mondiale sera entièrement à la retraite d'ici 2030, posant rapidement aux pays concernés un défi majeur. - ANNE-CHRISTINE POUJOULAT-AFP

D''ici à 2030, toute la génération du baby boom de l'après-guerre sera en retraite, ce qui va obliger les pays de l'UE à atténuer les effets du vieillissement de leur population. Faute de quoi, pour la banque centrale européenne (BCE) ils s'exposent à de graves dommages économiques.

Pour certains experts, le vieillissement de la population européenne qui va s'accélérer n'est pas une bonne nouvelle pour les économies de la zone. "Alors qu'on compte aujourd'hui un retraité pour trois actifs, cette proportion va passer à un pour deux d'ici 2070", a déclaré l'économiste en chef de la BCE (banque centrale européenne), Peter Praet.

Or la génération des "baby-boomers" nés après la Seconde Guerre mondiale sera entièrement à la retraite d'ici à 2030, posant rapidement aux pays concernés un défi majeur. Cela se traduira par des dépenses plus élevées consacrées à la prise en charge de la vieillesse et moins de marges de manoeuvre budgétaires pour parer aux futures difficultés économiques, a averti Peter Praet.

Le risque d'une montée générale des dettes publiques

Une population plus âgée entraînant une réduction de l'offre de travail et un ralentissement des gains de productivité, les taux d'intérêt resteront bas, a expliqué l'économiste - privant ainsi les banques centrales de leur principal levier de politique monétaire. Si rien n'est fait, le niveau de la dette au sein des 19 pays de la zone euro "atteindra largement les 100%" du PIB en moyenne, a-t-il déclaré.

Pour pallier les effets du vieillissement de leur population, d'après l'économiste en chef de la BCE, les gouvernements de l'Union européenne devraient en priorité réformer les systèmes de sécurité sociale et réduire leurs dépenses pour supporter le fardeau d'une population plus âgée. Les réponses gouvernementales pourront varier selon les "préférences sociétales" des pays, entre privatisation des systèmes de retraite, accession plus tardive à la retraite ou relèvement des cotisations, conclut-il.

F.B avec AFP