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Brexit: Paris dénonce les "nouvelles exigences" de Londres sur la pêche dans les îles anglo-normandes

Un bateau de pêche au large des cotes du sud-est de l'Angleterre, le 12 octobre 2020

Un bateau de pêche au large des cotes du sud-est de l'Angleterre, le 12 octobre 2020 - GLYN KIRK © 2019 AFP

La France a jugé "nulle et non avenues" les "nouvelles exigences" de Londres en matière de pêche dans les îles anglo-normandes.

Les "nouvelles exigences" dont Londres a assorti la délivrance d'autorisations de pêche dans les îles anglo-normandes et notamment l'île de Jersey sont "nulles et non avenues", a indiqué ce lundi le ministère français de la Mer.

"On considère que si de nouvelles exigences pour les zonages de mer ou les engins de pêche sont intégrées dans les licences, alors même qu'elles n'ont pas été notifiées à la Commission européenne, elles sont nulles et non avenues", a déclaré le ministère.

Il a rappelé son attachement au "strict respect de l'accord" de pêche négocié dans le cadre du Brexit: "si le Royaume-Uni veut introduire de nouvelles dispositions, il doit les notifier à la Commission européenne qui nous les notifie, ce qui nous permet d'engager un dialogue ensuite. A ce stade, on a découvert ces nouvelles mesures techniques qui ne sont pas applicables en l'état à nos pêcheurs".

Des exigences "pas concertées, ni notifiées"

Pour les eaux de Jersey, le Royaume-Uni a publié vendredi une liste de 41 navires équipés de "Vessel Monitoring System" (VMS, un dispositif qui enregistre les positions des navires) et autorisés à pêcher depuis samedi. Cette liste est accompagnée de nouvelles exigences "qui n'ont pas été concertées, discutées ni notifiées avant", a précisé le ministère.

Elles consistent principalement en de nouveaux zonages de pêche, des indications au sein des eaux de Jersey - pour résumer, "où est-ce que les navires peuvent aller et ne peuvent pas aller". Elles précisent également le "nombre de jours" que peuvent passer en mer les marins-pêcheurs, "et avec quels engins", a précisé le ministère.

Le ministère de la Mer a signalé à la Commission européenne ces nouvelles mesures qui n'étaient pas prévues: "c'est la Commission qui négocie, donc maintenant, on attend de sa part qu'elle engage une discussion avec le Royaume-Uni pour bien comprendre ce que cela signifie et qu'elle nous donne ensuite ses éclaircissements", a-t-on précisé de même source.

P.L. avec AFP