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Brexit: Londres devra régler la facture, même en cas de "no deal"

La Banque d'Angleterre estime que la probabilité d'un Brexit sans accord a augmenté

La Banque d'Angleterre estime que la probabilité d'un Brexit sans accord a augmenté - Isabel Infantes / AFP

Alors que Boris Johnson assure que le Royaume-Uni n'aura rien à régler en cas de Brexit sans accord, la Commission européenne rappelle que l'ardoise de 43 milliards d'euros devra bien être payée.

Le Royaume-Uni devra régler la facture de 43 milliards d'euros pour solder ses engagements auprès de l'UE même en cas d'absence d'accord (ou "no deal") lors du Brexit, a prévenu lundi la Commission européenne.

"Tous les engagements pris par les 28 États membres doivent être honorés. C'est également vrai dans un scénario sans accord, où le Royaume-Uni devrait honorer tous les engagements pris pendant son adhésion à l'UE", a affirmé la porte-parole de la Commission européenne, Mina Andreeva, lors du point presse quotidien.

"Solder les comptes est essentiel pour commencer une nouvelle relation du bon pied, fondée sur la confiance mutuelle", a-t-elle ajouté.

Boris Johnson ne veut pas payer

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré à plusieurs reprises que si le Royaume-Uni quittait l'UE sans accord, il n'aurait pas à régler les 39 milliards de livres sterling (43 milliards d'euros) destinés à solder ses engagements avec l'UE au moment de son départ.

Il a répété dimanche à la chaîne britannique ITV que dans ce cas, cet argent ne serait "plus, à proprement parler, dû". Selon Boris Johnson, cette somme serait en revanche disponible pour aider à gérer les conséquences liées à cette sortie brutale. Cette position l'expose à des représailles de la part de ses partenaires européens.

Le Royaume-Uni doit quitter l'Union européenne le 31 octobre, mais les perspectives d'un accord de sortie ordonnée avec l'UE sont mises à mal par la question de la frontière irlandaise. 

L'accord conclu entre Londres et l'UE en 2018, rejeté à plusieurs reprises par le Parlement britannique, comprend en effet un mécanisme dit de "filet de sécurité", ou "backstop", auquel s'opposent les Britanniques.

Cette disposition controversée, sorte de "police d'assurance" pour l'UE, vise à éviter qu'émerge à nouveau après le Brexit une frontière entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande au sud, au risque de réveiller le conflit sur l'île.

F.Bi avec AFP