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Un nouveau collectif de soignants réclame un second "Ségur de la Santé"

Le Ségur de la Santé prévoyait notamment une revalorisation des salaires des soignants

Le Ségur de la Santé prévoyait notamment une revalorisation des salaires des soignants - Bertrand GUAY

Le collectif "Santé en danger" estime que "des corps de métier ont été exclus" du Ségur de la Santé et certaines "revendications non satisfaites".

Déçu par les résultats du "Ségur de la santé", le collectif "Santé en danger" souhaite "une réouverture rapide des négociations" et revendiquait mardi plus de 80.000 membres, ainsi que le soutien d'une douzaine de syndicats de soignants. Lancée fin juillet par le Dr Arnaud Chiche, anesthésiste-réanimateur à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), cette initiative a rapidement pris de l'ampleur sur Facebook, où le groupe "Collectif santé en danger" dépassait les 83.000 abonnés mardi après-midi.

Malgré les annonces en faveur de l'hôpital (8,2 milliards d'euros de revalorisations salariales, 6 milliards pour l'investissement, 15.000 recrutements...) "des corps de métier ont été exclus" et certaines "revendications non satisfaites", estime ce collectif, qui entend "obtenir un Ségur 2 au mois d'août", sinon "dès la rentrée, au plus tard".

Soutenu par Benoît Hamon

Contacté par l'AFP, Santé en danger a indiqué avoir reçu plusieurs appuis syndicaux, dont celui de Jeunes Médecins, qui a participé aux négociations du "Ségur de la santé" mais n'a pas signé l'accord sur les rémunérations des praticiens hospitaliers. D'autres organisations minoritaires représentant les sages-femmes, kinés, infirmiers, ambulanciers, ou encore les médecins libéraux se sont également jointes à la démarche, de même qu'une poignée de parlementaires d'opposition - communistes, insoumis et républicains.

Le collectif affirme aussi bénéficier du soutien de l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoit Hamon.

P.L. avec AFP