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Manifestations des taxis, auto-écoles et ambulanciers lundi à Paris

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- - Lucas Barioulet - AFP

Les syndicats appellent à manifester contre la loi mobilités et la réforme du permis de conduire. Opérations escargots et ralentissements sont prévus.

Opérations escargot et ralentissements sont à prévoir lundi 20 mai autour de Paris, où syndicats de taxis et d'auto-écoles, ainsi qu'une association d'ambulanciers, appellent à manifester contre la loi mobilités et la réforme à venir du permis de conduire. Quatre cortèges de taxis, orchestrés par les cinq principales organisations de la profession (CFDT, CGT, Elite, FO, SUD), doivent partir des aéroport de Roissy et d'Orly à 07H00 ainsi que de la Défense et du centre commercial de Torcy à 06H30 pour entraver la circulation en direction de la capitale où ils se rassembleront boulevard Raspail.

L'opération escargot vise à protester contre des dispositions du projet de loi d'orientation des mobilités (LOM) qui "cassent l'équilibre entre VTC et taxis", selon Adil Karami, porte-parole de SUD-Taxi. Échaudées par les pistes lancées pour réformer le permis de conduire, les auto-écoles, à l'appel des deux principales organisations de la profession (CNPA et Unidec), participeront également au mouvement lundi.

Favoriser les auto-écoles en ligne?

Celles-ci visent deux pistes du rapport commandé par l'exécutif à la députée LREM Françoise Dumas (LREM) : l'agrément national des auto-écoles et la possibilité pour un candidat de s'inscrire lui-même directement à l'examen. "Deux mesures qui favoriseraient les plateformes", nouvelles venues dans le secteur, selon Henda Ben Abdessalem, porte-parole d'un collectif d'auto-écoles appelant à manifester lundi. "Il y a un parti pris du gouvernement pour les écoles en ligne par rapport à celles de proximité", déplore Patrice Bessone, président du CNPA-Éducation routière, syndicat majoritaire.

Enfin, déjà mobilisés fin 2018 contre une réforme du financement des transports de santé, des ambulanciers sont appelés à se joindre au mouvement par l'Association de défense des transporteurs sanitaires (ADTS). "On a demandé à être reçu par le Premier ministre", a souligné M. Karami, assurant que cette journée constitue "un acte 1" rassemblant les trois professions et que "le gouvernement a intérêt à régler les problèmes le plus vite possible". "Nous sommes déterminés parce que sinon on va au dépôt de bilan. On est menacé par l'uberisation", a-t-il affirmé.

D. L. avec AFP