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Les syndicats de BNP Paribas appellent à la grève ce mardi

Certaines agences bancaires du réseau BNP Paribas risquent de fermer temporairement leurs portes.

Certaines agences bancaires du réseau BNP Paribas risquent de fermer temporairement leurs portes. - Loïc Venance - AFP

SNB/CFE-CGC, CFTC, FO, CGT et CFDT protestent contre la dégradation des conditions de travail et l'absence de revalorisation générale des salaires.

Ce 4 décembre, certaines agences bancaires du réseau BNP Paribas risquent de fermer temporairement leurs portes. L'intersyndicale, formée par le SNB/CFE-CGC (1er syndicat dans l'entreprise), la CFDT (2e), la CGT (3e), FO (4e) et la CFTC (5e, non représentative) ont lancé un appel à la grève auprès des 40.000 salariés de la banque. Leur consigne : un débrayage d'une heure, deux heures… ou plus.

La banque n'avait pas connu d'appel à la grève depuis les années 1990. Mais les syndicats estiment que les conditions de travail se sont dégradées : ils souhaitent que "le niveau de l'effectif soit adapté à la charge de travail" et l'interdiction des "objectifs irréalisables à l'origine de trop nombreuses situations de sur-stress et de violence au travail".

Une grève reconductible

Les syndicats s'insurgent aussi contre l'échec des négociations salariales annuelles qui se sont déroulées en octobre. BNP Paribas a refusé le principe d'une augmentation générale, après une hausse générale de +0,6% en 2018. La banque a néanmoins proposé une prime d'intéressement de 500 euros pour tous les salariés, un abondement de 100 euros pour 50 euros investis dans un plan d'épargne salariale et une enveloppe de 5 millions d'euros au titre de l'égalité hommes-femmes. Certains salariés bénéficieront aussi d'augmentations individuelles, grâce à une enveloppe d'1,9 milliard d'euros.

Sans geste de la part de la direction, l'intersyndicale a prévu de reconduire cet appel à la grève.

C.C.