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Le PS veut profiter des élections de juin pour contester la réforme de l'assurance chômage

le PS lance "un message" pour s'opposer à la réforme de l'assurance chômage qui entrera en vigueur le 1er juillet 2021

le PS lance "un message" pour s'opposer à la réforme de l'assurance chômage qui entrera en vigueur le 1er juillet 2021 - -

A l'occasion des élections régionales et départementales, le PS veut marquer son opposition à la réforme de l'assurance chômage, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2021.

Des élus et responsables du Parti socialiste ont appelé mardi à faire des élections régionales et départementales "un message" pour s'opposer à la réforme de l'assurance chômage, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2021 et pourrait pénaliser plus d'un million de personnes.

Après la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, "il y aura le retour du monde d'avant", et notamment la réforme de l'assurance chômage, qui était "une mauvaise réforme avant la crise, et qui l'est toujours après la crise", a souligné Boris Vallaud, député des Landes et secrétaire national du Parti socialiste, lors d'une conférence de presse située symboliquement devant l'agence Pôle emploi d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis.

Selon l'Unédic, 1,15 million de personnes vont voir leur allocation chômage baisser de 17% en moyenne, sur les 2,8 nouveaux demandeurs d'emploi, et 365.000 d'entre eux vont perdre jusqu'à 30%, a-t-il précisé.

"Les plus précaires, ceux qui sont permittents, qui enchaînent les CDD et les missions d'intérims, seront les premiers frappés", et notamment "la jeunesse, qui a déjà payé un lourd tribut", a-t-il poursuivi.

"Un message pour dire stop"

En Bretagne, "ce sont 50.000 personnes qui vont être très directement touchées" par cette réforme, a souligné Annie Le Houérou, sénatrice des Côtes d'Armor, et 200.000 en Ile-de-France, plus de 110.000 en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie, selon Maxime des Gayets, secrétaire national du PS.

Dans le département de Seine-Saint-Denis, 33.000 personnes seront concernées, a renchéri le président du département Stephane Troussel, décrivant la réforme comme une "machine infernale".

Les élus socialistes ont invité les électeurs "à faire du rendez-vous des 20 et 27 juin un message pour dire stop à cette réforme".

La mesure phare de la réforme concerne le nouveau mode de calcul du Salaire journalier de référence (SJR), base de l'allocation. Désormais, celui-ci est obtenu en divisant les salaires perçus non seulement par les jours travaillés mais aussi par une partie des jours non travaillés, ce qui pénalise "les permittents", ces demandeurs d'emploi, souvent précaires, qui alternent contrats courts et inactivité.

Déterminés à obtenir l'annulation de la réforme, les syndicats ont attaqué fin mai le texte devant le Conseil d'Etat. "Cette réforme est la première depuis 40 ans qui se fait contre les partenaires sociaux", a dénoncé Boris Vallaud.

PS avec AFP