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SNCF: "On ira au bout", assure Emmanuel Macron

Le chef de l'État a réaffirmé son intention de mener la réforme du rail, malgré l'ampleur du conflit avec les cheminots.

"L'opinion n'est pas un objectif en soi". Lors d'un entretien accordé à TF1, Emmanuel Macron est apparu déterminé à mener la réforme de la SNCF, malgré l'impatience des usagers. "On ira au bout", a-t-il martelé, alors que le dialogue entre le gouvernement et les syndicats de cheminots semble être au point mort.

"Cela fait 20 ans que notre pays a décidé qu'il fallait ouvrir le transport ferroviaire à la concurrence", a rappelé le chef de l'État, estimant que la réforme de la SNCF allait "renforcer" le chemin de fer français. Et indiqué que tout le monde devrait mettre la main à la pâte.

Les usagers, "qui ont déjà fait des efforts (car) les prix ont augmenté". Mais pas seulement: "l'entreprise doit se réorganiser", et son organisation doit devenir "plus claire", selon le président français, qui a défendu la création d'une société anonyme à capitaux publics. "Ce seront à 100% des capitaux d'État", a-t-il assuré, écartant toute privatisation rampante de la compagnie.

La dette reprise "en partie" et "progressivement"

La dette colossale (47 milliards d'euros) de la SNCF, elle, sera reprise par l'État "en partie" et "progressivement, à mesure que ces réformes se feront".

Enfin, Emmanuel Macron a abordé le délicat dossier du statut des cheminots. Souvent accusé de pointer du doigt les avantages de cette corporation, faisant passer les travailleurs du rail pour des privilégiés, il a esquissé un début de mea culpa. "On fait tous des erreurs dans la vie. Il y a parfois eu des facilités" de langage, a-t-il reconnu.

"Les cheminots, qu'est-ce qu'on leur demande? ", s'est-il interrogé. "On leur dit: on va plus embaucher les nouveaux au même statut que vous (...) Eux, on ne leur demande pas d'efforts".

Y.D.