BFM Business

Sir Peter Ricketts: "chaque pays essaie d'être attirant pour les investisseurs"

Sir Peter Ricketts était l'invité de BFM Business, ce mercredi 16 octobre.

Sir Peter Ricketts était l'invité de BFM Business, ce mercredi 16 octobre. - -

L'ambassadeur du Royaume-Uni en France était l'invité de BFM Business, ce mercredi 16 octobre. Il est notamment revenu sur la concurrence que se font les pays européens pour attirer entreprises et capitaux.

Londres drague les entrepreneurs français. David Cameron, le Premier ministre britannique avait, il y a un peu plus d'un an, déballé "le tapis rouge" aux entrepreneurs français. Le 10 octobre dernier, ce sont même des Français résidant à Londres qui ont organisé le "Red Carpet Day" afin d'attirer leurs collègues encore basés dans l'Hexagone.

Pour Sir Peter Ricketts, l'ambassadeur du Royaume-Uni en France, invité ce mercredi 16 octobre de BFM Business, l'opération séduction du Royaume-Uni est "normale". "Chaque pays essaie de se faire attirant pour les investisseurs et les entrepreneurs.La France aussi fait campagne pour que les gens viennent investir et s'établir en France", a-t-il déclaré.

"Nous avons rendu la Grande-Bretagne attractive sur le plan fiscal, sur le plan de la déréglementation. Nous souhaitons les entrepreneurs. J'éprouve de la fierté en affirmant cela", a-t-il poursuivi.

Le "fardeau" de la réglementation européenne

Il a également estimé qu'en France "il est vrai que le niveau fiscal est élevé. Au Royaume-Uni, l'impôt sur les sociétés n'est que de 23%". Même si "être en France, c'est toujours un plaisir".

La recette pour arriver à des taux aussi bas? Tailler dans les dépenses publiques. "Si on veut réduire les impôts il faut réduire [ces] dépenses", a-t-il affirmé, rappelant que son pays a diminué ses dépenses publiques de 3% de PIB en trois ans.

Revenant ensuite sur les critiques émises par David Cameron à l'égard de la réglementation européenne, il a affirmé que l'"on a tous besoin de compétitivité et de croissance. Et le fardeau des démarches administratives européennes,années après années, étouffe les entreprises". Et de conclure qu'"il y a trop de paperasserie".

J.M.