BFM Business

Schäuble: "il n'y a pas d'alternative" à la réduction de la dette des Etats de la zone euro

Pour Wolfgang Schäuble, pas question de perdre de vue l'objectif de réduction des déficits de la zone euro

Pour Wolfgang Schäuble, pas question de perdre de vue l'objectif de réduction des déficits de la zone euro - -

Le ministre allemand des Finances estime que perdre de vue cet objectif ne fait que créer de la confusion. Il répond directement à Christine Lagarde, directrice générale du FMI, qui avait considéré qu’il faut donner "un peu plus de temps" aux pays en difficulté plutôt que d’opérer "une réduction frontale".

Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances, dit "nein" à Christine Lagarde. Ce vendredi 12 octobre, il a déclaré qu "’il n’y a pas d’alternative à la réduction de la dette des Etats de la zone euro à moyen terme", lors d’un débat à Tokyo avec la patronne du Fonds Monétaire Internationale (FMI). Renoncer à cet objectif ne fait que "créer de la confusion mais pas de la confiance", a-t-il ajouté.

Wolfgang Schäuble lui répond en fait directement car jeudi elle avait jugé qu’"au lieu d’une réduction frontale et massive, il est parfois préférable d’avoir un peu plus de temps, étant donné que beaucoup de pays sont actuellement engagés dans des politiques de réduction des déficits".

Vendredi, Christine Lagarde a toutefois récusé tout changement de philosophie sur les programmes d'austérité en cours en Europe. "Nous n'avons pas du tout changé notre approche", a-t-elle déclaré.

Accorder du temps à Athènes

La directrice générale du FMI avait surtout considéré qu’il était nécessaire d'accorder à la Grèce un délai supplémentaire de deux ans pour qu'elle atteigne les objectifs de réduction des déficits publics fixés par ses bailleurs de fonds internationaux. La Grèce doit en effet ramener son déficit à 2,4% du PIB d’ici 2014 contre 7,3% prévu cette année.

Il convient de rappeler, sur ce dernier point, que l’Allemagne se refuse pour le moment à accorder une telle rallonge à la Grèce, même si Angela Merkel, lors de sa récente visite à Athènes, a salué les progrès faits par la Grèce.

BFMbusiness.com et AFP