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Rapport Gallois : le FMI presse la France d'engager des réformes

Le FMI estime que la réflexion sur le marché du travail en France constitue  une chance "unique", à ne pas rater

Le FMI estime que la réflexion sur le marché du travail en France constitue une chance "unique", à ne pas rater - -

Le Fonds monétaire international a réagi, ce lundi 6 novembre, à la parution du rapport Gallois. Pour l’institution, il est essentiel que la France ouvre le chantier des réformes le plus tôt possible.

Le manque de compétitivité est ainsi le "défi majeur" de la France. Quelques heures après la remise du rapport de l’ancien président d’EADS, Louis Gallois, au gouvernement ce lundi, le Fonds monétaire international a donné sa vision des carences de l’économie française.

Pour l’institution, outre la conjoncture morose en Europe, c’est bien le "problème de compétitivité" qui contraint "la capacité de la France à rebondir". Il est ainsi temps qu’elle mène des "réformes d'envergure" pour relancer l'emploi et la croissance, tout en réduisant la dépense publique.

Le FMI appelle toujours à réduire les dépenses

Au delà des seules actions concernant le marché du travail, le Fonds considère que l'action politique doit porter sur "trois fronts". Le premier consiste à "soutenir l'effort de consolidation budgétaire sur le moyen terme". Un moyen de "réduire la dette publique tout en prenant garde à […] accroître les incitations à travailler et à investir". Une réduction des dépenses qui devrait notamment permettre "une baisse graduelle de la fiscalité à des niveaux proches de ceux des partenaires européens", estime le FMI.

Autre front d'action, la correction des "dysfonctionnements du marché du travail qui entravent l'investissement, l'emploi et, en fin de compte, la croissance" et "accroître la concurrence dans le secteur des services". Dans ce contexte, la réflexion sur le marché du travail entre patronat et syndicats représente une chance "unique", "à ne pas rater", dit l’institution.

Enfin, le FMI juge qu'il faut "consolider les progrès importants qui ont déjà été réalisés en termes de stabilité financière". Faisant référence aux nouvelles exigences de liquidité auxquelles doivent se conformer les banques, le Fonds appelle à veiller à ce que "l'épargne soit intermédiée de façon efficace alors même que les banques et les assurances s'adaptent aux nouvelles normes prudentielles".

Nina Godart et avec agences