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Rapport Gallois : Hamon craint un "choc de pouvoir d'achat"

Benoît Hamon considère qu'une baisse des charges patronales de 30 milliards d'euros occasionnerait un "choc de pouvoir d'achat"

Benoît Hamon considère qu'une baisse des charges patronales de 30 milliards d'euros occasionnerait un "choc de pouvoir d'achat" - -

A la veille de la remise du rapport sur la compétitivité de Louis Gallois, le ministre chargé de l’Economie sociale s’inquiète qu’il préconise une diminution des cotisations patronales. Ce qui constituerait un risque pour le pouvoir d’achat des Français, estime-t-il.

Un "choc de pouvoir d'achat" pour les Français. Voilà ce que provoquerait, selon Benoît Hamon, une diminution de 30 milliards des cotisations que pourrait préconiser le rapport Gallois.

Le ministre chargé de l’Economie sociale faisait allusion, ce dimanche 4 novembre, au "choc de compétitivité" que sont censées provoquer les mesures contenues dans ledit rapport. C’est lundi que l'ex-président d'EADS remettra ce document très attendu au gouvernement.

Un risque de chute de la consommation

Les patrons du CAC 40 ont appelé à une baisse de 30 milliards d'euros sur deux ans, financée par une augmentation de la TVA et des économies budgétaires. Une éventualité qui fait frémir le ministre.

Pour Benoît Hamon, "si on concevait que l'on puisse transférer 30 milliards de cotisations salariales et patronales vers les ménages", le seul choc qui pourrait advenir "serait un choc de pouvoir d'achat immédiat". Ce qui se traduirait selon lui "par des capacités à consommer des Français beaucoup moins importantes, puisqu'ils devraient payer plus de CSG et de TVA".

Une course européenne au moins-disant salarial

"Pour que l'on puisse acheter à nos entreprises des biens, il faut que les hommes et femmes de ce pays aient de quoi acheter, que leurs revenus ne soient pas orientés à la baisse qu'on ne s'engage pas à une course européenne de moins-disant salarial", a-t-il ajouté. Or "si on ne relance pas la consommation en France, on n'aura pas les moyens de remplir les carnets de commande de nos propres entreprises", a-t-il martelé.

Comme différents ministres l’avaient fait avant lui, Benoît Hamon a indiqué que le rapport Gallois "est une contribution, c'est le gouvernement qui gouverne". Dès mardi, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault annoncera ses premiers arbitrages pour un "pacte de compétitivité".

BFMbusiness et AFP