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R&D : la France dans le Top 10 en Europe

L'automobile est le secteur le plus actif en R&D. Ici, une ligne de montage chez l'équipementier Valeo, champion des dépôts de brevets l'an dernier, en novembre 2018.

L'automobile est le secteur le plus actif en R&D. Ici, une ligne de montage chez l'équipementier Valeo, champion des dépôts de brevets l'an dernier, en novembre 2018. - FRANCOIS LO PRESTI / AFP

La France consacre 2,23 % de son PIB à la recherche et au développement en 2015 et se positionne au 7e rang européen.

2,23 % de son PIB. Voilà ce que consacre la France en recherche et développement. L’Hexagone se situe juste au-dessus de la moyenne de l’Union européenne (2,04 %), au 7ème rang. Ce sont les conclusions d’une étude publiée par l’Insee mardi 16 avril. Ces dépenses, qui représentent les moyens financiers mobilisés par l’État, l’enseignement supérieur, les associations et les entreprises, ont augmenté de 2% entre 2007 et 2015, une hausse inférieure à celle de l’Allemagne (+3,2 %) et de l’Autriche (+ 3,6%). 

En France, 65 % de la R&D est réalisée par les entreprises, contre 64 % dans le reste de l’UE et 69 % en Allemagne.

L’effort de recherche des entreprises est de 1,4 % en, France. C’est légèrement plus que la moyenne européenne (1,3 %), mais moins que l’objectif de 2% à l’horizon 2020, fixé par l’UE. L’Allemagne elle a atteint cet objectif en 2015. Un taux qui va de 0,1% pour Chypre à 2,3 % pour la Suède.

L’industrie, intensive en R&D

Une différence due notamment à la structure sectorielle des pays étudiés. En effet, c’est principalement dans l’industrie manufacturière, notamment automobile, que les activités de R&D ont lieu. En France, ce secteur réinvestit près de 7 % de son PIB en R&D, contre 8,2% en Allemagne. Or il ne représente que 12 % du PIB en France contre 23 % en Allemagne.

Si la France avait une structure sectorielle plus industrielle, comparable à celle de sa voisine, l’effort de recherche des entreprises serait de 2,74 % du PIB, selon les calculs de l’Insee.

Néanmoins, la part des dépenses dans le secteur des services a augmenté de 44 % entre 2007 et 2015. Une hausse sectorielle que l’on retrouve partout dans l’Union européenne, à des degrés divers (de + 21 % en Italie à 69 % en Autriche).

Aides publiques, la France en tête

Par ailleurs, la France est le pays de l’UE qui dépense le plus en aides publiques à la R&D de ses entreprises. Le dispositif le plus connu est le Crédit-Impôt-Recherche (CIR) en 2008.

En 2015 (mais aussi en 2016 et 2017), la France y consacrait 0,39 % de son PIB, contre 0,23 % au Royaume-Uni et 0,07% en Allemagne. 14 % des dépenses de R&D des branches industrielles de l’hexagone sont financées directement par le public.

Une tendance suivie par d’autres : « l’aspect stratégique de la R&D a motivé la plupart des pays de l’UE à mettre en place des financements publics », selon l’Insee.