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Production industrielle: la France locomotive de la zone euro

La production industrielle européenne connait son troisième rebond successif.

La production industrielle européenne connait son troisième rebond successif. - -

L'indicateur a progressé de 0,4% au mois d'avril, après une hausse de 0,9% au mois de mars. Une fois n'est pas coutume, la France est la locomotive européenne.

Si l'économie européenne connaît actuellement une période terne, une bonne nouvelle est venue, ce mercredi 12 juin, en provenance d'Eurostat. L'institut de statistiques européen a publié le niveau de la production industrielle pour la zone euro au mois d'avril. L'indicateur rebondit de 0,4% après avoir déjà enregistré une hausse de 0,9% au mois précédent.

C'est la troisième hausse mensuelle consécutive de l'indicateur, même si, par rapport au mois d'avril 2012, il est en baisse (-0,6%). "Si la production industrielle reste à ce même niveau (0% de hausse comme de baisse, ndlr), au mois de mai et juin", "elle permettrait d'augmenter la croissance européenne de 0,2% au deuxième trimestre 2013 par rapport au premier", analyse James Howatt, économiste chez Capital Economics."Ce qui pourrait suffire à mettre fin à la récession en zone euro", poursuit-il.

Ce rebond est plus particulièrement dû à la production de biens d'investissement (2,7%) alors qu'à l'inverse la production de biens de consommation durable (frigo, lave-linge) a baissé de 2,7%.

La France en pointe

Au niveau de la comparaison européenne, la France peut, pour une fois, bomber le torse. L'Hexagone a, au mois d'avril, connu un important rebond de sa production industrielle de 2,2%, par rapport au mois de mars. Seul l'Irlande en zone euro (+3%) et la Norvège (+5,2%) sur le continent européen font mieux.

La bonne performance française était portée par l'ensemble des secteurs d'activité. Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas, estime d'ailleurs que la tendance est bonne, avec un acquis au deuxième trimestre 2013 de croissance de 2,1% pour la production industrielle. Ce qui, conjugué à l'acquis pour la consommation des ménages (0,5%), "rend possible un taux de croissance positif du PIB au deuxième trimestre".

Outre l'Hexagone, citons la performance de l'Allemagne (1,2%) ou à l'opposé la baisse en Italie (-0,3%) et en Espagne (-0,9%).

Julien Marion