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Petroplus : Ayrault confirme la possible entrée de l'Etat au capital

Le site Petroplus de Petit-Couronne

Le site Petroplus de Petit-Couronne - -

Les repreneurs potentiels du site de Petit-Couronne ont jusqu'à ce 5 février pour se faire connaître. Si une offre crédible se présente, le gouvernement est prêt à prendre une participation "minoritaire".

L'Etat souffle le chaud et le froid. Ce mardi, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a assuré que le gouvernement était prêt à prendre une participation "minoritaire" dans la reprise de Pétroplus. Des propos confirmés à la mi-journée par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault. En visite officielle en Thaïlande ce 5 février, il a précisé que le gouvernement envisagerait cette éventualité si une "offre crédible" était présentée.

Une déclaration qui surprend : François Hollande avait d’office écarté l’idée d’une nationalisation du site début janvier. Le président français avait assuré que l'Etat ferait "son devoir", mais ne pourrait être le repreneur.

L'exécutif a-t-il revu sa position en cette journée clé pour l’avenir de Petroplus ? Les candidats à la reprise ont jusqu’à aujourd’hui, 17 heures, pour se faire connaître. Et jusqu'à ce matin, l’ambiance n’était pas à l’optimisme. Matignon a estimé lundi soir que les "chances de succès" de trouver un repreneur crédible pour le site étaient "limitées".

En discussions avec Shell

A l’issue d’une réunion de plus de deux heures avec l’intersyndicale du site, les services du Premier ministre ont même "évoqué comment serait financé un plan social dans l'hypothèse où le tribunal ne jugerait aucune offre crédible".

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Le gouvernement semble ainsi souffler le chaud et le froid aux 470 salariés de la raffinerie de Petit-Couronne. En parallèlle, il a assuré être en discussions avec Shell, l’exploitant historique du site. Autre piste, la Dubaïote NetOil, qui pourrait s’associer à d’autres industriels.

S’il y a des offres de reprise, elles seront déposées auprès de l'administrateur judiciaire aujourd’hui et transmises au tribunal de commerce de Rouen vraisemblablement dès demain, mercredi. Celui-ci fixera ensuite une nouvelle audience sous deux à trois semaines pour les examiner.

BFMbusiness.com et AFP