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USA: les économistes plus optimistes sur la reprise de l'emploi

Drapeau USA (Photo d'illustration)

Drapeau USA (Photo d'illustration) - Brendan Smialowski / AFP

Les économistes tablent sur un taux de chômage de 5,6% cette année, soit -0,2 point de moins qu'attendu en mars.

Bien que les chiffres sur l'emploi ont été décevants en avril, "il y a eu un changement notable dans l'opinion du panel (d'économistes interrogés) sur le moment de la reprise de l'emploi entre l'enquête réalisée en mars et cette (dernière) enquête" réalisée entre les 7 et 13 mai, note la fédération.

Le panel s'attend désormais à ce que la reprise se produise plus tôt, avec 66% des répondants prévoyant que la masse salariale (non agricole) reviendra à ses niveaux d'avant la pandémie en 2022 ou au dernier trimestre de cette année.

Dans le détail, 10% s'attendent à ce que cela se produise dès le quatrième trimestre 2021, 27% au premier semestre de 2022 et 29% au cours de la seconde moitié de l'année prochaine.

Plein emploi

En mars, 59% des économistes interrogés tablaient sur une reprise du marché de l'emploi en 2023 ou plus tard.

Ils s'attendent désormais à ce que l'économie crée en moyenne médiane 566.100 emplois chaque mois, contre 351.000 dans l'enquête précédente.

"Alors que les panélistes ne s'attendent pas à ce que la croissance de l'emploi soit aussi forte en 2022 qu'en 2021, la prévision médiane s'élève à 281.000 nouveaux emplois mensuels nets, soit environ 9% de plus que les 258.000 prévus dans l'enquête" précédente, note NABE.

Les économistes tablent aussi sur un taux de chômage de 5,6% cette année, soit -0,2 point de moins qu'attendu en mars.

Pas de remontée des taux

En avril, 266.000 emplois ont été créés, très loin du million attendu. Le taux de chômage est même remonté pour la première fois en près d'un an, à 6,1% (+0,1 point), selon le département du Travail.

Le retour au plein emploi est crucial pour la politique monétaire dans un contexte d'accélération de l'inflation.

La banque centrale américaine martèle depuis des semaines qu'elle ne relèvera pas ses taux d'intérêt tant que le plein emploi n'est pas atteint et ne bénéficie pas à toutes les catégories de personnes dont les travailleurs noirs et hispaniques, qui ont été les plus durement affectés par la crise provoquée par la pandémie.

OC avec AFP