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USA: hausse surprise des inscriptions au chômage, de nouveau au-dessus de 400.000

Elles étaient passées il y a deux semaines, sous la barre des 400.000, pour la première fois depuis la mise à l'arrêt brutale de l'économie américaine en mars 2020.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté la semaine dernière, contredisant les attentes des analystes et repassant au-dessus de la barre des 400.000 demandes, selon les données publiées jeudi par le département du Travail.

Entre les 6 et 13 juin, 412.000 personnes ont déposé une demande d'allocations chômage, soit 37.000 de plus que la semaine précédente. Les analystes tablaient, eux, sur une baisse à 350.000.

Les inscriptions au chômage étaient passées il y a deux semaines, sous la barre des 400.000, pour la première fois depuis la mise à l'arrêt brutale de l'économie américaine en mars 2020.

Et pour la semaine dernière, le département du Travail a révisé en baisse le nombre à 375.000 contre 376.000 annoncé initialement.

Sur un mois, le repli se maintient

Malgré la remontée enregistrée la semaine dernière, en moyenne sur quatre semaines, les nouvelles demandes s'élèvent à 395.000, soit une baisse de 8.000 comparé à la période précédente.

Mercredi, la Banque centrale américaine a révisé en hausse sa prévision de croissance pour 2021, à +7% mais elle a maintenu inchangée sa prévision de taux de chômage à 4,5%.

Son président, Jerome Powell, a reconnu lors d'une conférence de presse que l'amélioration du marché de l'emploi prenait "plus de temps", citant de multiples obstacles tels que l'inadéquation entre offres d'emplois et profils des chômeurs, les problèmes de garde d'enfant, la persistance de la crainte du Covid.

Les républicains pointent, eux, des allocations chômage exceptionnelles trop généreuses incitant plus à rester à la maison qu'à accepter un travail.

De nombreux employeurs ont signalé des offres d'emplois non pourvues.

La plupart des Etats républicains vont réduire ou supprimer dans les prochaines semaines les aides supplémentaires octroyées aux chômeurs depuis le début de la crise, sans attendre leur expiration début septembre.

OC avec AFP