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Trump menace General Motors de supprimer ses subventions

Donald TRump s'en est pris à General Motors.

Donald TRump s'en est pris à General Motors. - Drew Angerer - AFP

Alors que le constructeur va supprimer des milliers d'emplois, le président américain a menacé de lui "supprimer toutes les subventions".

Donald Trump a menacé mardi de "supprimer toutes les subventions" à General Motors, qui a provoqué la colère du président américain en annonçant la suppression de milliers d'emplois industriels dans des États politiquement cruciaux.

"Très déçu par General Motors", a tweeté le président. "Les Etats-Unis ont sauvé General Motors et voilà les REMERCIEMENTS qu'on a! Nous examinons la suppression de toutes les subventions, y compris pour des voitures électriques", a-t-il ajouté.

"Nous apprécions les actions menées" par Trump

Le premier constructeur automobile du pays a répondu dans un communiqué que sa restructuration était un moyen de préserver l'avenir pour "conserver et faire croître les emplois américains". Il a aussi rappelé avoir investi 22 milliards de dollars dans la production aux Etats-Unis depuis 2009 et le plan de sauvetage financé par le contribuable américain.

"Nous apprécions les actions menées par cette administration au nom de l'industrie pour améliorer la compétitivité de l'industrie américaine", ajoute l'entreprise en guise de branche d'olivier.

Promesses de campagne

Donald Trump ne décolère pas depuis l'annonce de GM, lundi, de supprimer des milliers d'emplois dans l'Ohio, le Michigan et le Maryland.

Le milliardaire avait bâti sa campagne sur la promesse du retour des emplois industriels aux Etats-Unis et sa victoire surprise a été obtenue pour bonne part grâce aux votes dans les Etats où la mondialisation a provoqué une désindustrialisation dévastatrice.

Donald Trump, qui fait déjà activement campagne pour sa réélection en 2020, aura de nouveau besoin de ces voix. "Je suis là pour protéger les Travailleurs Américains!", a-t-il promis sur Twitter.

GM fabrique "une voiture que personne ne veut acheter"

Sa porte-parole, Sarah Sanders, a enfoncé le clou. "Le président s'est complètement investi dans le retour des emplois industriels aux Etats-Unis, et c'est pour cela que depuis qu'il a pris ses fonctions nous avons vu la création de 400.000 nouveaux emplois industriels aux Etats-Unis", a-t-elle dit. "Franchement, cette histoire vient du fait qu'ils fabriquent une voiture que personne ne veut acheter. Espérons, qu'ils vont faire des ajustements et reprendre ces employés", a-t-elle ajouté.

Mais, comme à son habitude, le président a menacé sans détailler. Ainsi les subventions pour l'aide à l'achat de voitures électriques profitent à tous les constructeurs de ce type de véhicule et il parait peu probable que Donald Trump puisse en priver les seuls clients de GM.

Y.D. avec AFP