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Les États-Unis renoncent à poursuivre le patron du chinois JD.com pour viol

Richard Liu à New York, au moment de l'introduction au Nasdaq de JD.com en mai dernier.

Richard Liu à New York, au moment de l'introduction au Nasdaq de JD.com en mai dernier. - Andrew Burton / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Le milliardaire Richard Liu, dirigeant du géant chinois du e-commerce JD.com, accusé de viol aux États-Unis, ne sera finalement pas poursuivi par la justice américaine faute de preuves.

Le milliardaire Richard Liu, PDG du géant chinois de la vente en ligne JD.com visé par une plainte pour viol aux États-Unis, ne sera pas poursuivi, a annoncé vendredi un procureur de l'État du Minnesota. L'enquête sur les accusations portées contre Liu Qiangdong - son nom dans l'état-civil chinois - a conclu que l'affaire présentait "de profonds problèmes de preuves", a indiqué le bureau du procureur du comté de Hennepin.

"Après avoir passé en revue la vidéosurveillance, les SMS, les vidéos prises par les caméras individuelles des policiers et les déclarations des témoins, il est devenu évident que nous ne pouvions pas apporter de preuves et que nous ne pouvions donc pas l'inculper", a affirmé dans un communiqué le procureur du comté, Mike Freeman.

Richard Liu parle de relation sexuelle consentie

Une étudiante de 21 ans l'a accusé de l'avoir violée après un dîner avec lui et un groupe d'autres personnes. Selon le procureur, Richard Liu a assuré que la relation sexuelle était consentie. JD.com avait déclaré que l'arrestation de son PDG reposait sur de "fausses" accusations lancées contre lui alors qu'il effectuait un voyage d'affaires.

L'entrepreneur avait été interpellé le 31 août à Minneapolis mais avait pu rapidement regagner la Chine. Il se trouvait dans le Midwest américain dans le cadre d'un programme de doctorat sur la gestion des entreprises, proposé par l'université du Minnesota.

Réagissant sur le site chinois de microblog Weibo, Richard Liu a indiqué samedi que cette décision "prouvait du début à la fin qu'il n'avait violé aucune loi". Mais il concède que "sa conduite le jour" de l'affaire "a énormément blessé sa famille, spécialement son épouse" auprès de laquelle il a "dès le départ admis honnêtement les faits". "Pour cela, j'éprouve beaucoup de regret et je me le reproche énormément", écrit-il, disant espérer qu'"elle accepte ses sincères excuses".

Colosse de l'e-commerce, JD.com est en concurrence agressive avec Alibaba, numéro un du secteur en Chine, les deux mastodontes s'affrontant notamment dans le créneau en plein essor de la vente de produits importés.

N.G. avec AFP