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Mariano Rajoy justifie sa politique de rigueur en Espagne

Mariano Rajoy est convaincu que l'Europe est la mielleure chose qu'il soit arrivé à l'Espagne.

Mariano Rajoy est convaincu que l'Europe est la mielleure chose qu'il soit arrivé à l'Espagne. - -

Dans une interview accordée à plusieurs médias européens, le Premier ministre espagnol justifie la politique d'économies budgétaires qu'il mène à la tête de l'exécutif espagnol. S'il n'est satisfait du niveau actuel de l'emploi, il voit "un espoir" pour le pays.

L'Espagne va un peu mieux. Au troisième trimestre, le pays a renoué avec la croissance, avec une progression de 0,1% du PIB après près de deux ans de récession.Mais le chômage dépasse toujours les 25% de la population active.

Dans une interview accordée à plusieurs media européens, dont Le Monde dans son édition du mardi 10 décembre, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, assure qu'il n'est pas "satisfait de la situation de l'emploi, mais, il y a un an, je ne pouvais pas parler d'espoir. Aujourd'hui, si".

Il a aussi justifié son action à la tête de l'Etat, ayant pris de nombreuses mesures d'économies budgétaires depuis le début de son mandat, en 2011: "quand je suis arrivé au gouvernement, nous dépensions 90 milliards d'euros de plus que ce que nous gagnions (…) il fallait agir". Il se défend néanmoins "de liquider l'Etat providence". "Ce n'est ni ma volonté ni ce que j'ai fait".

"Pour l'Espagne, l'intégration européenne a été un succès"

"Entre 2007 et 2009, l'Espagne a perdu 66 milliards d'euros de recettes de TVA et d'impôts liés à l'immobilier. Pour maintenir notre Etat-providence, nous devons être compétitifs", a-t-il poursuivi.

Mariano Rajoy se déclare, en revanche, "inquiet" face à la montée des populismes européens, à quelques mois des élections européennes de mai 2014.

"On critique beaucoup l'Europe. Mais, pour l'Espagne, l'intégration européenne a été un succès. Entrer dans l'Europe a été l'une des meilleures choses qui lui soit arrivée", a-t-il avancé.

Avant d'ajouter que "nous nous plaignons aujourd'hui de taux d'intérêt très élevés. Mais, mon premier prêt immobilier, je l'ai payé à 17 % !".

J.M.