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Logement: les APL en baisse de 5 euros par mois à partir d'octobre

Dans le cadre du plan d'économies annoncé par le gouvernement d'Edouard Philippe, les aides personnalisées au logement subiront une baisse de 5 euros par mois et par foyer dès le mois d'octobre.

Afin de réduire le déficit public sous la barre des 3% du PIB, le gouvernement engage de nombreuses mesures d'économies drastiques. Parmi elles, la baisse des allocations versées dans le cadre de l'aide au logement. Les aides personnalisées au logement (APL) vont en effet être rabotées de 5 euros par mois et par foyer à partir du mois d'octobre, a indiqué samedi le ministère de la Cohésion des territoires, chargé notamment du logement.

Les APL subiront "une baisse de 5 euros par mois et par ménage à partir d'octobre suite à l'application d'une réforme d'économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée", a indiqué une responsable du ministère, en précisant qu'une suppression pure et simple des APL, évoquée par certains médias, "n'a jamais été envisagée" et n'aurait "aucun sens".

Les aides personnalisées au logement, qui bénéficient à 6,5 millions de ménages français, dont environ 800.000 étudiants, coûtent 18 milliards d'euros par an au budget de l'Etat. Selon un calcul de l'AFP, une baisse de 5 euros par mois et par ménage économisera 32,5 millions d'euros mensuels aux contribuables, donc un peu moins de 100 millions d'euros sur les trois derniers mois de l'année en cours.

Les syndicats étudiants s'insurgent

Le premier syndicat étudiant, la Fage, s'est immédiatement insurgé contre la volonté du gouvernement de réduire de 60 euros par an les APL dès le 1er octobre. "Deux mois, c'est le temps qu'il aura fallu au gouvernement pour s'en prendre au budget de l'Enseignement Supérieur et s'attaquer au porte-monnaie des étudiants", a fustigé la Fage.

"Alors que plus de 60.000 bacheliers sont en détresse, faute d'affectation (dans des universités, ndlr), la poursuite d'études se voit aujourd'hui doublement remise en cause", a dénoncé l'organisation étudiante qui rappelle qu'un étudiant sur quatre vit sous le seuil de pauvreté. 

Le syndicat étudiant PDE (Promotion et Défense des étudiants) a aussi demandé "le retrait de cette proposition dangereuse pour la jeunesse" et condamné un "double discours" du gouvernement qui a promis d'un côté un gel des frais d'inscription universitaires tout en prenant des mesures d'économies "à contresens" en termes de logement.

Me.R. avec AFP