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Les pro-européens devraient l'emporter aux Pays Bas

Le chef de file des libéraux Mark Rutte, au premier plan, a dû composer avec l'eurosepticisme des extrêmes dont le parti de Geert Wilders (à droite).

Le chef de file des libéraux Mark Rutte, au premier plan, a dû composer avec l'eurosepticisme des extrêmes dont le parti de Geert Wilders (à droite). - -

Des élections législatives cruciales se tiennent ce mercredi 12 septembre aux Pays-Bas. La campagne, marquée par la montée des extrêmes et de l'euroscepticisme, a forcé les partis traditionnels à modérer leurs promesses les plus radicales.

C'est finalement une coalition pro-européenne qui devrait l'emporter aux Pays Bas. Ce qui constituerait un véritable soulagement pour ses partenaires européens.

Mais les deux possibles vainqueurs, les libéraux et les travaillistes, plus convaincants lors des débats télévisés, ont dû mettre de l'eau dans leur vin pour convaincre des électeurs de plus en plus anti européens. "Non, Bruxelles ne se mêlera pas plus de nos affaires." C'est le message du leader des libéraux qui pourrait l'emporter.

La rigueur malgré tout

Un message pour rassurer les électeurs tentés par le vote populiste. Il y a quelques jours, les socialistes, résolument opposés à la rigueur imposée par Bruxelles, étaient en tête dans les sondages.

Mais c'est un message à double-tranchant, car dans le même temps, la coalition a bien l'intention de rester dans les clous pour assainir les finances publiques. En clair: le poids de la rigueur va continuer à peser sur les épaules des néerlandais, au risque de nourrir encore un peu plus l'euroscepticisme.

Alexis Pluyette